A Cagnes-sur-Mer, le pilote c’est vous

Le service METRONEWS
Publié le 21 novembre 2014 à 18h21
A Cagnes-sur-Mer, le pilote c’est vous

DANS LES AIRS - Le premier simulateur d’Airbus A320, accessible au grand public, débarque sur la Côte-d’Azur. Metronews a endossé le costume de commandant de bord pour un test de haut vol.

Y a-t-il un pilote dans l’avion ? Oui, et c’est vous ! Depuis le début du mois, à Cagnes-sur-Mer, le grand public peut prendre les commandes d’un Airbus A320 grâce à un impressionnant simulateur de vol proposé par la société AviaSim . L’immersion est totale. Intimidante même dès l’installation dans le cockpit "reproduit à l’identique" de l’original, promet Christopher Réville, responsable des lieux.

Un petit coup d’œil à droite, à gauche, en bas, en haut et un premier constat s’impose : l’imposant tableau de bord déborde d’interrupteurs aux signes kabbalistiques incompréhensibles et d’énigmatiques écrans qu’il va bien falloir manipuler pour s’envoyer en l’air un minimum. Pas de panique. Un véritable pilote de ligne professionnel accompagne systématiquement les apprentis commandants de bord. C’est lui qui assure le briefing d’une vingtaine de minutes avant le décollage. Et qui guide le client tout au long de la session dont la durée dépend du budget.

24 000 destinations

Après avoir vérifié les paramètres, programmé le voyage, entré une série de codes comme dans la vraie vie, j’actionne la manette des gaz. En l’air, je passe mon temps à scruter une petite croix symbolisant l’horizon et l’inclinaison de mes ailes. L’Airbus, qui se pilote avec une sorte de joystick, a une inertie – du fait de son poids – assez ardue à maîtriser. Grâce à l’écran de 180 degrés, composé de trois projecteurs, on a très vite l’impression de mouvement alors que la cabine reste bien fixée à terre. Etonnant. Il y a aussi le bruit des moteurs, les paysages réalistes que l’on peut choisir parmi 24 000 destinations différentes.

Tout est paramétrable : nuages, pluie, neige, brouillard, jour, nuit, turbulences, pannes. Avec un peu de chance, on peut même apercevoir des feux d’artifice lorsque l’on survole une grande ville. En grand aventurier, j’ai choisi de décoller depuis Nice pour un petit tour dans le secteur. Sous le soleil. Un beau virage au dessus des îles de Lérins et me voilà déjà en position de revenir sur le tarmac. En pilotant à vue, je finis, bon gré mal gré, par poser l’avion en douceur en faisant un petit coucou aux terminaux 1 et 2. Epuisé mais soulagé : mes passagers sont sains et saufs.


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