À Cannes, la boîte de nuit le Bâoli dans le collimateur de la justice

Le service METRONEWS
Publié le 30 janvier 2015 à 15h57
À Cannes, la boîte de nuit le Bâoli dans le collimateur de la justice

JUSTICE — La célèbre boîte de nuit de la Croisette s’apprête à défrayer la chronique judiciaire. Après 48 heures de garde à vue à la gendarmerie de Grasse, trois responsables de l’établissement vont être convoqués le mois prochain par la justice.

Trois responsables du Bâoli, un restaurant-discothèque huppé de Cannes, près du port Canto, seront convoqués en février devant la justice dans le cadre d'une enquête de détournements de fonds touchant l’ancienne mairie de Canne. Les trois hommes ont été relâchés hier à l’issue d'une garde à vue de 48 heures et seront convoqués dans deux semaines environ lorsque leurs avocats auront pris connaissance du dossier, selon cette source.

Trafic d’influences

Les enquêteurs cherchent notamment à savoir s’ils ont versé de l’argent à une association proche de l’ancien maire de Cannes, Bernard Brochand, afin d’obtenir une concession de trente ans pour ce site de bord de mer. L’enquête de gendarmerie menée par un juge d’instruction du tribunal de Grasse a déjà débouché sur six mises en examen d’anciens fonctionnaires, conseillers et élus de la mairie.

Au centre de l’enquête, l’association des Amis de Cannes qui soutenait l’ancien maire UMP qui ne s’est pas représenté aux dernières élections municipales.

Les gendarmes cherchent notamment à savoir si les fonds récoltés par cette structure ont pu servir à financer des événements liés à des campagnes électorales en 2012. De généreux donateurs de l’association sont également dans le collimateur de la justice, notamment le Bâoli, qui avait déjà fait l’objet d'une perquisition en 2013.
 


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