A Marseille, le maire souhaite armer les policiers municipaux

Le service METRONEWS
Publié le 30 janvier 2015 à 17h11
A Marseille, le maire souhaite armer les policiers municipaux

SECURITE – Il l’avait évoqué, il le confirme. Jean-Claude Gaudin n’est plus contre le port d’armes létales pour les policiers municipaux. A condition qu’ils soient "formés", afin d’éviter "les bavures".

Le maire a été très ferme : "Je ne veux pas de bavure". Il semble pourtant bien décidé à prendre ce risque, puisqu’il a rappelé vendredi, à l’occasion des vœux à la police municipale, qu’il envisageait d ’équiper les forces de l’ordre de la mairie d’armes létales .

Après avoir été réticent, Jean-Claude Gaudin a fourni à ses agents, en 2011, des armes à létalité réduite tels des lanceurs de balles de défense Flash-Ball et pistolets à impulsion électrique de type Taser. Aujourd'hui, il compte aller plus loin.

"Des moyens de défense persuasifs"

"J’ai longtemps été contre l’armement, a-t-il souligné devant les policiers de la ville. Mais le contexte, le quotidien, m’ont persuadé que vous deviez être équipés de moyens de défense persuasifs."

Citée à plusieurs reprises, la mort à Montrouge (Hauts-de-Seine) de la policière municipale stagiaire Clarissa Jean-Philippe le 8 janvier dernier, assassinée par Amedy Coulibaly, ne semble pas étrangère à cette décision.

Les armes de la police nationale ?

Une question brûle alors toutes les lèvres : quand est-ce que les policiers de la mairie seront armés ? "Il faut le temps de la formation avant celui de l’armement", a assuré Jean-Claude Gaudin tout en sermonnant les journalistes. "Non, je ne vous donnerai pas de date. Cela ne se fera pas en un coup de baguette magique".

Certes, mais des solutions peuvent parfois sortir du chapeau. Selon le préfet de Marseille Jean-Paul Bonnetain, le ministre de l’Intérieur serait disposé à fournir les stocks d’armes de poing que la police nationale a conservés après le renouvellement de son arsenal. "Quant à la formation à l’utilisation d’armes létales, elle est de quinze jours à trois semaines", précise-t-il. Une fois la décision entérinée, c’est donc assez rapidement que de nouvelles armes pourraient être mises en circulation.
 


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