A Nice, le nouveau procureur n'entend pas "baisser la garde"

Le service METRONEWS
Publié le 1 juin 2015 à 16h28

JUSTICE - Jean-Michel Prêtre, le nouveau procureur de la république de Nice, a été officiellement "installé" dans ses fonctions ce lundi midi.

Au palais de justice de Nice, "les moquettes sont encombrées de dossiers". C'est le procureur adjoint, Hervé Leroy qui l'expliquait avec humour ce lundi matin, lors de la très solennelle "audience d'installation" du nouveau procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre. Si l'activité du Tribunal de grande instance (TGI) de Nice ne faiblit pas, avec près de 100.000 nouvelles affaires chaque année, dont 80% en matière pénale et quelque 200 "ouvertures d'informations judiciaires" par an, l'institution doit fonctionner avec un déficit chronique d'effectifs. Il reste à ce jour trois postes non pourvus au parquet, soit presque 20% de l'effectif normal, et il manque neuf greffiers sur l'effectif prévu de 125 fonctionnaires.

Délinquance deux fois supérieure à la moyenne

C'est le "premier point saillant" relevé par le nouveau procureur, en poste depuis quelques semaines. Il a observé "des magistrats et fonctionnaires expérimentés et compétents mais tendus en effectifs au regard de l'activité". Le TGI de Nice doit faire face à une délinquance importante. "Les atteintes volontaires à l'intégrité physique et les atteintes aux biens sont deux fois supérieures à la moyenne des juridictions de taille comparable" note le chef du parquet. Les violences "non crapuleuses" ont par exemple atteint leur plus haut niveau depuis dix ans. Les infractions économiques et financières, souligne le procureur, connaissent également une progression de 5% par an depuis cinq ans. Mais, assure le magistrat, "nous ne baisserons pas la garde".


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