POLEMIQUE - C’est l’incompréhension qui règne pour les parents des enfants de l’école élémentaire Nice Flore. Mercredi, un enfant scolarisé dans l’établissement a été entendu par la police pour "apologie d’acte terroriste" suite à une plainte du directeur.

"C’est n’importe quoi ! Ça va créer encore plus de problèmes". Ce jeudi matin devant les grilles de l’école Nice Flore, Houda ne peut contenir sa colère. Son fils de sept ans fréquente le même établissement que Ahmed (prénom changé) l’enfant entendu par la police pour "apologie d’acte terroriste" mercredi. "Dans la cour, on le surnomme déjà 'le petit terroriste'. Il n’a que huit ans. A cet âge-là, on ne sait pas ce qu’on dit", déplore-t-elle.

La tension est palpable devant l’entrée de l’établissement. Les parents tentent de se frayer un chemin au milieu des caméras et des micros de la presse venue en nombre. Sonia accompagne ses deux enfants, en classes de CE1 et maternelle. "La vraie question à se poser, c’est de savoir si l’enfant était conscient de ce qu’il disait", glisse-t-elle avant de filer au pas de course vers sa voiture.

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"Il ne faut pas que ça s'aggrave"

Christian Estrosi a apporté son soutien au chef de l’établissement dans sa démarche mettant en cause la responsabilité des parents. Un avis que ne partage pas Siham. Mère de deux enfants inscrits en CP et CM1, elle est voisine des parents visés par le maire de Nice. Elle décrit un couple gentil et discret, loin de la radicalisation. Kamel, l'éducateur, est touché par l’ampleur que prend toute cette histoire : "Il ne faut pas que ça s’aggrave. C’est un peu facile de rejeter la faute sur les parents. Je me demande si on en aurait autant parlé si le gamin s’appelait Thibault ou Paul."


La rédaction de TF1info

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