Affaire des parkings de Nice : Alonzo incarcéré, Kandel sous contrôle judiciaire

Le service METRONEWS
Publié le 18 décembre 2014 à 17h51
Affaire des parkings de Nice : Alonzo incarcéré, Kandel sous contrôle judiciaire

JUSTICE - Les ex-directeur et président de la société d'économie mixte gérant dix-neuf parkings publics de Nice ont été mis en examen notamment pour escroquerie en bande organisée.

Direction la maison d'arrêt de Nice, après 48 heures de garde à vue pour Henri Alonzo. L'ancien directeur de la Semiacs (société d'économie mixte en charge des parkings à Nice) a été placé en détention provisoire à la suite de sa mise en examen pour une série de délits financiers. Il est poursuivi notamment pour escroquerie en bande organisée, abus de biens sociaux, prise illégale d'intérêts, détournements de fonds publics, corruption active et passive, favoritisme !

La justice soupçonne cet ancien gendarme d'avoir favorisé, lorsqu'il dirigeait la Semiacs, un entrepreneur spécialisé dans les systèmes d'aide au stationnement (guidage à des places avec des LED, dispositifs de lectures de plaques d'immatriculation). Ce dernier, également incarcéré, aurait cumulé quelque 3 millions d'euros de contrats entre 2011 et 2013. Il aurait aussi réalisé pour environ 150.000 euros de travaux dans la villa d'Henri Alonzo, via un sous-traitant, également mis en examen mercredi.

La Semiacs, Nice et Cagnes-sur-Mer parties civiles

Henri Alonzo, qui clame son innocence, a fait savoir par l'intermédiaire de son avocat, l'ancien bâtonnier Michel Cardix, qu'il ne s'agissait que d'un prêt privé. C'est aussi ce qu'il aurait confié il y a quelques semaines à Benoît Kandel. L'ancien premier adjoint au maire de Nice, qui présidait la Semiacs, a lui aussi été mis en examen, mais laissé libre sous contrôle judiciaire après le versement d'une caution de 20.000 euros. Dans une interview à metronews, Benoît Kandel il nie tout enrichissement personnel .

La Semiacs "prend acte des mises en examen" et annonce dans un communiqué diffusé ce jeudi qu'elle a "décidé de se porter partie civile afin que la justice puisse faire toute la lumière sur l'éventuel préjudice subi par la société et en obtenir réparation". Les villes de Nice et de Cagnes-sur-Mer, actionnaires publics majoritaires de la société, se constituent également partie civile, "dans la suite logique des actions engagées pour faire la transparence dans ce dossier".


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