Affaire des parkings de Nice : Henri Alonzo mis en examen pour escroquerie en bande organisée

Le service METRONEWS
Publié le 17 décembre 2014 à 12h55
Affaire des parkings de Nice : Henri Alonzo mis en examen pour escroquerie en bande organisée

JUSTICE – Après 48 heures de garde à vue, Henri Alonzo, ancien directeur de la Semiacs, une société d’économie mixte gérant 19 parkings à Nice, a été mis en examen notamment pour escroquerie en bande organisée, corruption, détournement de fonds publics et abus de bien social. Le juge des libertés et de la détention va examiner une éventuelle incarcération. Benoît Kandel, ancien premier adjoint, ainsi que trois autres personnes sont toujours entendues, ce mercredi soir, au Palais de Justice

L'affaire des parkings de Nice rebondit. Henri Alonzo, ex-directeur général de la Semiacs, a été mis examen ce mercredi pour escroquerie en bande organisée, corruption, détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et abus de bien social, a confirmé à metronews son avocat Me Cardix. "Mon client conteste toutes les infractions" ajoute-t-il.

Le juge des libertés et de la détention doit se prononcer dans les prochaines heures sur une éventuelle incarcération de Henri Alonzo, demandée par le parquet.

L'ex-premier adjoint Benoît Kandel, ancien président de cette société d'économie mixte qui gère plusieurs parkings dans la commune, Thomas Ouillon, gendre de Henri Alonzo, ex numéro 2 de la Semiacs, ainsi que deux chefs d’entreprise doivent être entendus par le juge d'instruction.

200.000 euros de travaux 

Avant d'arriver au Palais de Justice en début de matinée, tous ont passé 48 heures en garde à vue à Auvare. Les enquêteurs de la brigade financière de la PJ de Nice se sont intéressés, entre autres,  à des marchés publics concernant l’aménagement de parkings et le stationnement intelligent d’une valeur de 3 millions d’euros. 

Les policiers se demandent si les conditions d’attribution, très favorables, de ces marchés n’ont pas donné lieu à des travaux de remerciement dans la villa personnelle de Henri Alonzo à La Colle-sur-Loup. Et ce, pour un montant qui pourrait, au final, avoisiner, non plus 150.000 mais 200.000 euros selon une source proche du dossier. Le recrutement du gendre de Henri Alonzo, son avancement très rapide dans la société et des augmentations de salaire, sont également au coeur de l'affaire.

Concernant Benoit Kandel, qui ne serait pas visé par des accusations d'enrichissement personnel, les investigations portent sur sa qualité d’ancien patron de la Semiacs et son éventuel manque de contrôle quant aux agissements de ses collaborateurs. En particulier ceux de Henri Alonzo qu'il avait recruté personnellement.


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