Affaire des parkings de Nice : "Il n'y a pas eu d'enrichissement personnel" pour Benoît Kandel

Le service METRONEWS
Publié le 18 décembre 2014 à 17h46
Affaire des parkings de Nice : "Il n'y a pas eu d'enrichissement personnel" pour Benoît Kandel

INTERVIEW – L'ex-premier adjoint au maire de Nice, est mis en examen pour une série d'infractions financières liées à ses activités d'ancien président de la Semiacs. Laissé libre sous contrôle judiciaire à l'issue de sa garde à vue, il se confie à metronews.

Vous êtes mis en examen pour une série de délits financiers graves, notamment escroquerie en bande organisée dans des marchés publics passés par la Semiacs, la société d'économie mixte qui gère les parkings de la ville de Nice. Vous clamez votre innocence ?
L'enquête montre que je n'ai bénéficié de rien et qu’il n'y a aucun enrichissement personnel. Mais comme j'étais le président de la Semiacs, le parquet essaie de savoir si j'ai couvert tout ça, ce qui est légitime de sa part.

S'il y a eu des anomalies dans la passation de certains marchés, comme les systèmes d'aide au stationnement, c'est un dysfonctionnement de l'entreprise selon vous ?
Lorsque j’ai été nommé président, on m’a assuré que des garde-fous étaient en place : un commissaire aux comptes connu sur la place, un expert-comptable qui a pignon sur rue, un conseil d’administration au sein duquel siégeait Philippe Pradal [qui a succédé à Benoît Kandel à la tête de la Semiacs et au poste de premier adjoint au maire de Nice], ce qui m’a rassuré car, lui-même expert-comptable, il présidait la commission d’appel d’offres de la Semiacs dans laquelle je ne siégeais pas moi-même. Ce n'était de toutes façons pas mon rôle de participer aux négociations commerciales, et je ne l’ai d’ailleurs jamais fait. Je ne suis d'ailleurs mis en cause par aucun des chefs d'entreprises mis en examen [les dirigeants des sociétés LC System et Sintis sont également poursuivis]

Vous aviez nommé Henri Alonzo directeur général. Pensez-vous qu'il se soit rendu coupable des infractions dont le soupçonne la justice ?
J'avais confiance en Henri Alonzo. Dans la gendarmerie, il avait une bonne réputation lorsqu'il était le patron de l'unité de police judiciaire de Nice. Il avait eu plein de succès et connaissait bien la délinquance financière. Si les faits qui lui sont reprochés étaient confirmés par l’instruction je le vivrais comme une grande trahison.

Comment avez-vous vécu, en tant qu'ancien patron des gendarmes des Alpes-Maritimes, ces 48 heures de garde à vue dans les locaux de la PJ de Nice ?
La garde à vue est une épreuve. Les policiers ont fait leur travail sans complaisance et avec beaucoup de professionnalisme, je suis un justiciable comme les autres. J’ai confiance en la justice de mon pays et je mettrais tout en œuvre pour l’aider à faire toute la lumière sur cette pénible affaire. Je veux savoir la vérité. C’est pour moi une question d’honneur.

L'interview a été relue par l'intéressé.


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