Allianz Riviera : la police judiciaire perquisitionne la mairie de Nice

Le service METRONEWS
Publié le 23 juin 2015 à 12h17
Allianz Riviera : la police judiciaire perquisitionne la mairie de Nice

JUSTICE – Des policiers saisissent ce mardi matin des documents liés au partenariat public privé (PPP) conclu pour la construction et l'exploitation du nouveau stade de Nice.

La police judiciaire a fait irruption ce mardi matin dans les bureaux de la mairie de Nice et de la Métropole Nice Côte d'Azur. Dans le cadre d'une enquête diligentée par le parquet national financier, les fonctionnaires de la PJ de Nice saisissent actuellement des documents en lien avec partenariat public privé (PPP) conclu entre la commune et Vinci pour la construction et l'exploitation du nouveau stade de Nice, depuis baptisé Allianz Riviera. L'information, révélée par France 3 Côte d'Azur , est confirmée par la ville de Nice.

La ville de Nice partie civile ?

Cette opération de police est liée au dernier rapport de la Cour régionale des comptes, révélé lundi par Mediapart , selon lequel le marché public a été passé "hors des critères légaux". La cour des comptes pointerait notamment un équipement trop grand (35.000 places) et pas nécessaire à un service public… Le partenariat public privé (PPP) qui lie Nice à Vinci prévoit que la commune paie durant 27 ans un loyer annuel de 10 millions, dont 3 à 4 millions versés par l’OGC Nice.

Dans un communiqué, la ville de Nice indique que le maire "a souhaité conformément à une pratique constante, faire toute la lumière sur l’ensemble des procédures utilisées, en saisissant, sur la base de l’article 40 du code de procédure pénale, le procureur du parquet national financier" et que "si une infraction était relevée de la part d’une des entreprises soumissionnaire ou d’un agent de nos collectivités, ce qui n’est pas le cas à ce jour, la ville de Nice se constituerait partie civile".

"Personne n'ira en prison"

En 2009, lorsqu'il avait relancé le projet d'un nouveau "grand stade", Christian Estrosi avait lancé "Ni Médecin, ni Bailet, ni Barety, ni Peyrat ne l’ont fait. Je vais le faire, et sans que personne aille en prison". Une référence à l’affaire Vialatte (cinq ans de prison pour l’ancien directeur général des services de la ville sous l’ère Peyrat) et aux deux projets retoqués de grand stade à Saint-Isidore. La ville s'était offert les services d’une assistance à maîtrise d’ouvrage avec un groupement composé de Price Water House Coopers, du cabinet d’avocats TAJ, de ISC (Ingénierie sportive et culturelle) et de l’architecte urbaniste Xavier Lauzeral.


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