Alpes-Maritimes : un passeur arrêté avec 2550 euros dans les chaussettes

Alexandra Guillet
Publié le 28 septembre 2016 à 10h43
Alpes-Maritimes : un passeur arrêté avec 2550 euros dans les chaussettes

Source : JEAN CHRISTOPHE MAGNENET / AFP

PASSE-PASSE - Un passeur Mauritanien a été arrêté dimanche en gare de Roquebrune-Cap-Martin avec 2550 euros dissimulés dans ses chaussettes. Les 11 migrants soudanais qui l’accompagnaient ont été reconduits en Italie.

Son manège a été repéré grâce à la vidéosurveillance. Un Mauritanien de 25 ans, possédant un permis de séjour régulier en Italie, a été intercepté dimanche dernier dans la gare de Roquebrune-Cap-Martin, en compagnie de 11 Soudanais sans papiers qu’il convoyait à pieds depuis l’Italie.

Spontanément, le jeune homme a remis aux policiers les 670 euros en liquide qu’il avait dans ses poches. "Des économies", selon ses dires. Mais lors de la palpation de sécurité, les enquêteurs ont eu la surprise de découvrir 2550 euros supplémentaires dissimulés … dans ses chaussettes. 

18 mois de prison

D’après les auditions de deux des migrants qu’il convoyait, le jeune passeur réclamait 70 euros par personne pour passer la frontière. Présenté à un magistrat dès lundi puis jugé en comparution immédiate ce mardi, il a écopé de dix-huit mois de prison ferme et trois ans d’interdiction du territoire national. Il a été écroué à Nice. Quant aux onze migrants, tous ont été reconduits à la frontière italienne.

Ces arrestations de passeurs, effectuées de plus en plus loin de la frontière franco-italienne sont très régulières. "Comme ils savent que d’importants dispositifs de contrôle sont mis en place dans les deux premières gares françaises situées juste après la frontière, ces migrants et leurs passeurs n’hésitent pas à parcourir plusieurs kilomètres supplémentaires à pieds, à travers la montagne, en empruntant les sentiers des GR52 et 51 ou en longeant l’autoroute, avec l’espoir de ne pas être contrôlés dans les gares suivantes", explique à LCI le commandant Jean-Luc Falco, chef de la police aux frontières territorial des Alpes-Maritimes.

L'appât du gain reste souvent plus fort

Commandant Jean-Luc Falco

Certains marchent même jusqu’aux gares de Monaco ou du Cap d’Agde pour monter dans un train. Mais là aussi, la police aux frontières veille, avec des patrouilles mobiles. "On se rend bien compte, constate le commandant de police, que malgré ces arrestations et les lourdes condamnations judiciaires, l’appât du gain reste souvent plus fort pour ces passeurs en quête d’argent facile".


Alexandra Guillet

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