GLAGLAGLA - Le phénomène "Moscou-Paris" et son froid intense ont obligé les autorités à activer le plan Grand froid dans 68 départements. Comment la France s'organise-t-elle face aux températures glaciales, notamment dans l'assistance aux sans-abris ? Eléments de réponse.
Le froid est bel et bien là ce mardi. Avec des températures dans la nuit descendant jusqu'à -7 degrés à Strasbourg et Lyon, -6 à Lille et Toulouse, -5 à Paris et Bordeaux et même -9 degrés à Clermont-Ferrand, la matinée promet d'être glaciale. Dans la journée de mardi, les maximales ne devraient pas excéder -4 à 0 degré en plaine. Une rigueur qui n'épargne presque aucune partie du pays et qui a poussé les autorités à prendre des mesures d'ampleur.
5300 places supplémentaires
Les trois-quarts de l'Hexagone, 68 départements, ont été placés en plan Grand froid, une procédure exceptionnelle pour l'hébergement des sans-abris, a annoncé lundi soir le ministère de la Cohésion des territoires. Au total, 5344 places supplémentaires ont été débloquées, dont 1751 à Paris. La France n'avait pas connu une telle vague de froid à pareille époque de l'année depuis 2005.
Le froid a déjà fait trois morts en France. Un sans-abri de 35 ans dimanche à Valence (Drôme), un autre, de 62 ans, vendredi dans sa cabane d'un bois des Yvelines et un troisième de 53 ans à Grésy-sur-Aix (Savoie), découvert lundi après-midi. Le médecin n'a pas pu se prononcer sur les causes de la mort de ce dernier, mais l'homme qui était en arrêt cardio-respiratoire a été trouvé dans un champ, alors que le thermomètre affichait -3°.
10 morts en Europe
Après un pic de froid attendu mardi et mercredi, Météo-France prévoit un redoux "brutal" dans le Sud qui devrait se diffuser progressivement sur le reste du pays avant un week-end printanier. Loin de se cantonner aux frontières françaises, cette vague de froid s'est abattue sur toute l'Europe, de Bruxelles à Moscou et de Rome à Stockholm, faisant au moins dix morts depuis trois jours.
Quant aux animaux, ils sont aussi consignés au chaud, à l'intérieur. A Amnéville (Moselle), le zoo redoute le pire. "Les flamants roses restent sous surveillance, il faut faire attention que la glace ne les emprisonne pas", raconte le directeur Hervé Santerre.
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