Assassinat d'Agnès Le Roux : le pourvoi de Maurice Agnelet rejeté

Le service METRONEWS
Publié le 8 juillet 2015 à 14h15
Assassinat d'Agnès Le Roux : le pourvoi de Maurice Agnelet rejeté

JUSTICE - La Cour de cassation a rejeté mercredi le pourvoi de Maurice Agnelet contre sa condamnation à vingt ans de réclusion criminelle pour l'assassinat en 1977 d'Agnès Le Roux, qu'il a toujours contesté.

La Cour de cassation a rejeté mercredi le pourvoi de Maurice Agnelet contre sa condamnation à vingt ans de réclusion criminelle pour l'assassinat en 1977 de son ancienne maîtresse, Agnès Le Roux, riche héritière d'un casino niçois.

Au terme d'un troisième procès qui s'est achevé le 11 avril 2014 à Rennes, Maurice Agnelet avait été déclaré coupable de ce crime qu'il a toujours contesté. Il avait toutefois, et pour la première fois présenter ses excuses à la famille de la disparue. "Si vous le permettez, je voudrais commencer par demander pardon. Pardon à la famille Le Roux", avait-il déclaré. Il a aussi regretté son attitude envers les siens : "J'ai également eu la conviction pendant ces quatre semaines que je m'étais mal occupé de mes enfants, c'est mon regret le plus important. Je me suis rendu compte que j'avais gâché leur vie et celle de leur mère. J'étais obnubilé par cette disparition d'Agnès".

Un long périple judiciaire

Il y a trente-sept ans, l'héritière du casino niçois du Palais de la Méditerranée se volatilisait . Pas de corps, pas de véhicule à bord duquel elle était partie dans l'arrière-pays niçois le 30 octobre 1977, mais un suspect : l'amant, Maurice Agnelet. A l'époque, l'homme dont elle est éprise est un brillant avocat, réputé ambitieux et séducteur, et qui compte parmi ses gros clients un sulfureux homme d'affaires, Jean-Dominique Fratoni. Par son entremise, elle rencontrera ce dernier et lui cédera ses parts du casino dirigé par sa mère pour 3 millions de francs. Un pactole qui finira, après sa disparition, sur un compte en Suisse au nom d'Agnelet.

Maurice Agnelet arrive au bout d'un long périple judiciaire . Acquitté du crime en 2006, il a été condamné en appel un an plus tard à 20 ans de réclusion. Mais début 2013, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a estimé qu'il n'avait pas bénéficié d'un procès équitable, ouvrant la voie au procès de la dernière chance. C'est finalement la la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine qui l'a condamné à 20 ans de réclusion.

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