Attentat en Isère : "le choc", "la colère" et le "dégoût" des riverains

Publié le 26 juin 2015 à 15h37
Attentat en Isère : "le choc", "la colère" et le "dégoût" des riverains

REPORTAGE - Près de l'usine de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) où a eu lieu l'attentat ce vendredi matin, l'heure est au choc et à la consternation chez les habitants. Une cellule psychologique a été ouverte à l'intérieur du site.

"Je me rendais au sport quand j'ai entendu un gros bruit. J'ai cru que c'était un accident de voiture mais un collègue m'a vite prévenu que c'était quelque chose de très grave." Maillot jaune fluo du FC Barcelone sur les épaules, Karim est encore "sous le choc". Le jeune homme de 21 ans, appuyé contre les barrières qui forment le très large périmètre de sécurité, travaille dans une usine à côté du site d'Air Products, à Saint-Quentin-Fallavier, dans l'Isère, où a eu lieu l'attentat.

Un homme est mort, décapité, et deux personnes ont été légèrement blessées. Le principal suspect, Yassin Salhi (orthographe incertaine) fait office d’auteur présumé. Il a été arrêté quelques minutes après les faits et placé en garde à vue.

EN SAVOIR + >> Attentat en Isère, suivez la situation en direct

"En début d'année, ce qui s'était passé avec Charlie Hebdo en début d'année nous avait déjà choqués, reprend Karim. On se sent de plus en plus en danger en tant que citoyen français." Musulman pratiquant, il ne comprend pas cet "acte barbare", perpétré en plein Ramadan. "C'est une période de jeun durant laquelle nous devons être irréprochables avec les autres. Les personnes qui font ça ne sont pas de l'islam", lance-t-il "à la limite du dégoût."

Une cellule psychologique

Manuel, lui, habite à quelques dizaines de mètres de l'usine. Âgé de 66 ans, ce jeune retraité a tout de suite pensé "à un accident". "J'ai immédiatement su que c'était grave mais je n'aurais jamais cru à un attentat, lâche-t-il, assis sur son vélo. Cela a fait comme un bruit d'avion ou de bombe." A quelques encablures de là, Sarah dormait lorsqu'elle a entendu un bruit sourd. "Je me suis dit que c'était le tonnerre. Donc je me suis rendormie...", confie-t-elle simplement.

Sur place, de très nombreuses forces de l'ordre sont encore présentes, et les investigations de la police scientifique battent leur plein. Par ailleurs, une cellule psychologique a été mise en place à l'intérieur du site. Il y a quarante employés dans l'usine en temps normal, mais on ne sait pas combien étaient présents au moment de l'attaque.

A LIRE AUSSI >> Que sait-on de l'entreprise Seveso où a eu lieu l'attentat ?


La rédaction de TF1info

Tout
TF1 Info