Attentats de Paris : le mentor présumé d'un des kamikazes prêche sous un faux nom en France

Le service METRONEWS
Publié le 12 décembre 2015 à 12h19
Attentats de Paris : le mentor présumé d'un des kamikazes prêche sous un faux nom en France

Abdelilah Ziyad, imam marocain et guide sprirituel présumé d'un des terroristes du Bataclan, prêche sous un faux nom, dans une mosquée de Troyes. Il avait été condamné à huit ans de prison pour avoir commandité un attentat à Marrakech.

Abdelilah Ziyad, ou Abdelkrim Ziyad. Deux noms pour la même personne. Cet imam marocain de 57 ans est considéré comme le mentor d'Omar Ismaïl Mostefaï, l'un des terroristes du Bataclan. L'homme utilise désormais un faux nom, Abdelkrim, et continue de prêcher dans une petite mosquée située à Troyes, à une quarantaine de kilomètres de l'endroit où réside la famille du terroriste, révèle l'émission Complément d'enquête, diffusée le 10 décembre sur France 2 .

Interrogé sur Ismaël Omar Mostefaï, l'imam explique que, lorsqu'il l'a connu, c'était un "jeune normal, quelqu'un de calme (...) Il s'est radicalisé sur Internet", assure-t-il. Malgré le lien avec le terroriste, l'imam prêche sans être inquiété. D'autant qu'il a été condamné en 1997 à huit ans de prison pour avoir été le cerveau de l'attentat de Marrakech, trois ans plus tôt, tuant deux touristes espagnols.

Le directeur de la mosquée, confronté à ces révélations, fait mine de ne pas être au courant après avoir avoué le contraire en caméra cachée. "Il ne peut pas rester", assure-t-il ensuite.

Un homme "arrogant"

Durant son procès, rappelle Le Figaro , celui qui se fait alors appeler Abdelilah Ziyad se fait remarquer. Il s'agenouille fréquemment dans le box pour prier. Les avocats présents se rappellent d'un homme "arrogant", qui avait menacé l'un d'eux durant l'audience. En 2001, après quatre ans de prison, Abdelilah Ziyad est libéré. Interdit de territoire français pendant dix ans, il reste tout de même dans l'Yonne, sous un faux nom, et continue ses prêches.

En 2010, Abdelilah Ziyad refait parler de lui. Il est mis en examen par le juge antiterroriste Marc Trevidic pour "complicité et recel de vols avec arme en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste". Il est alors accusé d'avoir monté des braquages de banque pour financer des actions terroristes. L'enquête est toujours en cours.
 


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