Au Pontet, le FN reprend la mairie haut la main

Le service METRONEWS
Publié le 31 mai 2015 à 21h00
Au Pontet, le FN reprend la mairie haut la main
L'essentiel

POLITIQUE – Invalidée par la justice en raison de signatures litigieuses sur les listes d'émargement, l’élection municipale du Pontet (Vaucluse) se rejouait dimanche. Elu en mars 2014, le candidat du Front national Joris Hébrard a retrouvé son siège dès le premier tour avec 59,43 % des voix.

A 18h20, alors que débute le dépouillement, le directeur de campagne de Joris Hébrard, Xavier Magnan, est des plus confiants : "On le sent bien, et dès le premier tour !" Les résultats ne le feront pas mentir : si la participation a été moindre qu’en mars 2014 - 60,86 %, contre 65,03 % -, le candidat FN a récupéré son siège à la mairie dès le premier tour avec 59,43 des suffrages.

En mars 2014, ce kinésithérapeute trentenaire avait créé la surprise en devançant de sept voix le candidat de l'UMP, Claude Toutain. Mais, en octobre dernier, le tribunal administratif de Nîmes avait annulé cette élection, des signatures litigieuses ayant été constatées sur les listes d'émargement. Une annulation confirmée le 25 février par le Conseil d'Etat. C’est pourquoi les habitants de cette commune de 17 000 habitants devaient retourner aux urnes.

Face au FN, des candidats peu connus

Mais ils n'en reprendront pas le chemin le week-end prochain. Caroline Grelet-Joly (UMP) 53 ans, directrice des ressources humaines dans une communauté de communes vauclusienne, et Jean-Firmin Bardisa (sans étiquette), directeur des services d'une ville du département âgé de 47 ans qui conduisait "une liste de rassemblement citoyen", ne sont pas parvenus à s'imposer face au maire sortant.

La faible notoriété de ces candidats peut expliquer en partie la victoire écrasante du Front National. En effet, en mars 2014, l’UMP était représenté par Claude Toutain et le Parti socialiste par Miliani Makhechouche. Ces derniers ont tenté de construire une liste commune pour contrer le parti d’extrême droite à l’occasion de ces nouvelles élections, mais sans succès. Devant l’échec de cette initiative, aucun des deux n’a souhaité repartir au combat.

Elu haut la main, Joris Hébrad pourra donc poursuivre sa politique. Après sa première élection, il n’avait pas hésité à supprimer la gratuité systématique de la cantine scolaire aux foyers démunis. Et, parallèlement, avait augmenté le nombre de policiers municipaux de onze à dix-sept et imposé des heures de fermeture aux épiceries de nuit.