Avec sa série 100% Ch'ti, le réalisateur Bruno Dumont séduit la critique

Le service METRONEWS
Publié le 27 juin 2014 à 15h59
 Avec sa série 100% Ch'ti, le réalisateur Bruno Dumont séduit la critique

SERIE – Présentée au festival du film de La Rochelle et à la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes, la série nordiste "P'tit Quinquin" suscite déjà l'enthousiame. Cette comédie policière déjantée de quatre épisodes sera diffusée sur Arte, en septembre.

Il s'attaque au tragi-comique. Plus de quinze ans après La Vie de Jésus, le réalisateur nordiste Bruno Dumont se lance dans le tragi-comique avec la série P'tit Quinquin. Projetée en avant-première ce mercredi au festival du film de La Rochelle et déjà présentée à la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes, cette série recueille déjà beaucoup d'enthousiasme.

Cette comédie policière déjantée se déroule en quatre épisodes, autour d'une suite inexpliquée de meurtres commis aux abords d'un village côtier près de Boulogne-sur-Mer. Pour les premiers rôles, on retrouve un duo policier inefficace du plus grand effet comique : un commandant de gendarmerie ch'ti bourré de tics et son adjoint philosophe peu énergique. Autour d'eux, une galerie de personnages bizarres ou hauts en couleur se succèdent, ainsi qu'une bande d'enfants dominée par P'tit Quinquin, petit blond au visage asymétrique, bec-de-lièvre et appareil auditif.

"Me parodier moi-même"

"Le comique, c'est vraiment une évolution naturelle dans mon travail, après avoir beaucoup exploré le drame", explique le réalisateur de 56 ans, auteur de six longs-métrages depuis La Vie de Jésus en 1997, et récompensé par le grand prix du jury au Festival de Cannes en 1999 pour L'Humanité et en 2006 pour Flandres.

"J'avais envie depuis très longtemps de faire une comédie, poursuit-il. J'ai écrit P'tit Quinquin avec l'envie peut-être d'aller sur cette terre-là, et idéalement de me parodier moi-même. Aujourd'hui, j'ai peut-être assez d'ironie sur moi-même pour passer par le rire, plutôt que de paraître très sérieux".

"Du très sérieux et du pas sérieux"

Pour cet ancien professeur de philosophie, connu pour ses films aux sujets âpres et au style choc et épuré, qui avait signé en 2013 Camille Claudel 1915, "il y a en nous à la fois du très sérieux et du pas sérieux, et quand on fait coexister les deux, j'ai l'impression d'une plénitude".

Evoquant à la fois le burlesque des films de Jacques Tati ou Buster Keaton, l'étrangeté de Twin Peaks ou l'atmosphère poisseuse d'une série comme l'américaine True Detective, P'tit Quinquin oscille entre enquête en apparence ancrée dans le réel et loufoquerie.


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