Bouches-du-Rhône : "Le risque d'incendie est sévère dans les Bouches-du-Rhône"

Le service METRONEWS
Publié le 8 juillet 2015 à 15h22
Bouches-du-Rhône : "Le risque d'incendie est sévère dans les Bouches-du-Rhône"
L'essentiel

INCENDIE – En raison d’un épisode venteux sur les Bouches-du-Rhône, le département est en risque sévère face aux feux de forêts. L’occasion de faire le point avec le lieutenant-colonel Jean-Christophe Martini du service départemental d'incendie et de secours (SDIS) sur les mesures prises durant l’été.

Pourquoi le risque de feu de forêt est-il élevé dans les Bouches-du-Rhône ?
C’est une conjonction de plusieurs facteurs avec le vent, la chaleur mais aussi une végétation desséchée. Le risque maximum n’est pas encore atteint mais il est sévère dans le département.

Quelle est la mobilisation des sapeurs-pompiers sur le terrain ?
Cet été 300 personnes supplémentaires sont prévues dans les 62 centres de secours. C’est une montée en puissance classique durant cette période. Dix groupes d’intervention (250 sapeurs-pompiers) sont aussi sur le terrain pour intervenir au plus vite.

Sur quelles zones du département ? 
Pas de zone particulière car durant cet épisode, tout le département est concerné. On perçoit toutefois que le vent est souvent plus fort dans l’axe rhodanien.

Y a-t-il des nouveautés dans votre plan d’action ? 
Pas forcément car le dispositif repose sur l’expérience et les connaissances construites les années précédentes.

Cette année  le SDIS s’est doté de drones . Sont-ils utilisés dans la lutte contre les feux de forêts ?
Leur utilité est prévue sur tous types d’intervention. Dans le cas des feux de forêts, avec les hélicoptères et les avions bombardiers d’eau, il vaut mieux toutefois éviter de les utiliser. De plus, nos drones ne peuvent pas voler à haute altitude mais seulement au-dessus de point précis.

L’été dernier a été relativement calme. Combien d’hectares ont été brûlés ? 
Nous n’avons pas encore les chiffres précis, mais c’est moins de 100 hectares dans le département.

Et combien d’hectares ont été sauvés ? 
C’est une bonne question mais nous ne disposons pas encore de ces données. 

Outre les interventions et l’aide de vos partenaires, quels sont les moyens pour éviter les feux de forêts ?
La première des choses est de ne pas avoir de feu. Encore une fois, la plupart sont liés à des imprudences que ce soit un jet de mégot de cigarette, un barbecue ou des travaux. Sur 100 incendies, 80 sont dus à des imprudences.

Les fabricants de tabac ont désormais l’obligation de vendre des cigarettes " à faible propension à l’inflammation " ou qui s’éteignent toutes seules. Cette mesure a-t-elle limité le nombre d’incendie dû à cette cause ?
C’est un progrès effectivement mais nous constatons toujours des incendies sur les voies centrales des autoroutes.

Quelle est la part d’acte volontaire dans les feux de forêts ? 
Difficile à dire mais ça arrive. C’est pourquoi il est important de repérer sur le terrain les personnes qui se trouveraient sans raison particulière dans la forêt en période de risque.

Les appels à la prudence face au risque de feu de forêts durant l’été n’aiguisent-ils pas l’appétit des pyromanes ?
On a davantage intérêt à mettre tout le monde en éveil face au danger plutôt que de minimiser les risques.

Notamment dans les massifs ?
Oui c’est pour cela qu’il y a des restrictions d’accès. D’une part pour ne pas accentuer les risques et d’autre part pour protéger les populations.