Comment le FC Nantes veut aider au rayonnement de la ville

Sibylle Laurent
Publié le 7 octobre 2014 à 14h52
Comment le FC Nantes veut aider au rayonnement de la ville

SPORT - Nouveau stade, aide aux entreprises… Le président du FC Nantes Waldemar Kita redit la place du football à Nantes. Mais déplore que certaines de ses idées ne soient pas retenues.

"Je voyage dans le monde entier. Et quand on parle de Nantes, on ne parle que de football." C’est le leitmotiv de Waldemar Kita, président du FC Nantes : si la ville est connue, c’est en grande partie grâce au football.

Cet homme d’affaires franco-polonais, qui a racheté le club en 2007 et y a investi près de 70 millions d’euros, se montre peu. Mais sait faire entendre sa voix. Il était l’invité d’un débat public, lundi soir au Centre de communication de l’Ouest, et a tenu à montrer la force du football dans l’économie locale. D’après une étude réalisée par son club, le FCN a ainsi occupé 3 620 heures de télévision dans le monde pendant la saison 2013-2014. "C’est le vecteur de communication le plus important. Quelle autre activité nantaise, même culturelle, fait ça ?", interroge Waldemar Kita.

Des projets pour que le FCN "marque l'avenir de la ville"

Il entend faire profiter les entreprises locales de cette belle visibilité : "La région est riche de multiples entreprises. On veut les mettre en valeur, ainsi que leurs produits régionaux." Depuis le début de l’année, un village promotionnel installé à la Beaujoire accueille quatre entreprises. Il en souhaiterait une dizaine. "Entre 25 000 et 30 000 spectateurs viennent à chaque match. C’est une énorme promotion !"

Le président aligne également d’autres projets pour que le FCN "marque l’avenir de la ville" : implication des anciens du club, mise en place d’une assemblée des sages, création d’un musée dédié au FC Nantes, pour retrouver "l’esprit de famille" qui régnait à l’âge d’or des Canaris… Mais surtout, l’une de ses grandes ambitions est la construction d’un nouveau stade à Nantes. L’actuel, trop petit, peu confortable et pas assez rentable serait transformé en centre commercial. La nouvelle structure, installée sur le parking de la Beaujoire, accueillerait 45 000 spectateurs. Le tout pour une enveloppe de 145 millions d'euros.

L’idée n’est pas nouvelle . Le président du FCN l’a déjà évoqué avec Jean-Marc Ayrault, puis la nouvelle maire Johanna Rolland, sans succès. Eux penchent pour un projet de réhabilitation de l’actuel stade. "On ne peut pas faire du neuf avec du vieux. Et il n’y aurait pas plus de places, pour un projet chiffré à 110 millions d'euros", conteste Waldemar Kita. Et ce manque pourrait bien, pour lui, être un handicap pour l’avenir. "On est en retard d’une quinzaine d’années, par rapport à Bordeaux, Marseille, Saint-Etienne, ou Lens." Le manque d’équipement "au top à l’international", entraînerait plusieurs problèmes : "Les footballeurs ne voudront plus venir, on ne pourra plus accueillir aucun match international. C’est ce qui s’est passé avec l’Euro 2016." Mais Waldemar Kita entend ne pas lâcher le morceau : "Je vais essayer de présenter le projet d’une façon différente, peut-être avec des partenaires. Je suis convaincu que le stade est très important pour l’avenir de cette ville."


Sibylle Laurent