JUSTICE - La députée des Bouches-du-Rhône Sylvie Andrieux, exclue du PS après sa condamnation en première instance dans un dossier de détournement de fonds publics à visée clientéliste, a été condamnée mardi à quatre ans de prison, dont trois avec sursis par la cour d'appel d'Aix-en-Provence. Représentée par ses avocats lors du rendue de l’arrêt, elle a décidé de se pourvoir en cassation.

La justice condamne de nouveau Sylvie Andrieux. Mardi, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé la culpabilité l’ex-députée PS, absente lors du rendu de l’arrêt, dans l'affaire des détournements de fonds publics du conseil régional dans un but clientéliste. Pire, elle aggrave la peine. L’élue écope cette fois-ci de 4 ans de prison avec sursis dont 1 an ferme. Elle est également condamnée à 5 ans d’inéligibilité et 100 000 euros d’amende.

Seul aménagement consentie par la cour d’appel : sa peine pourra s’effectuer sous bracelet électronique sans passer par la case prison. Toutefois, ses avocats ont de suite prévenu, sitôt l’arrêt rendu, qu’elle fera un recours devant la cour de cassation. Autrement dit, la condamnation prononcée mardi est suspendue pendant plusieurs mois en attendant un nouveau procès. 

"On reste confiants"

"On est dans le sens d’une aggravation de peine", reconnaît Me Gaëtan Di Marino, avocat de Sylvie Andrieux, mais "on reste confiants", a-t-il plaidé dans les couloirs de la cour d’appel d’Aix-en-Provence. La cour de cassation envisage "ce type d’affaire avec une grande sérénité dans les faits et le droit", assure l’avocat de la défense.

Même "sérénité" du côté des parties civiles et notamment du conseil régional de Paca. "Le sens de cette décision, c'est de condamner une pratique politique condamnable, celle du clientélisme", estime Me Gilles Gauer. Interrogé par Metronews sur la "confiance" de Sylvie Andrieux, l’avocat sourit et déclare : "ils étaient confiants sur l’appel". Porchain match judiciaire devant la cour de cassation dans un délai prévu de 7 mois à 1 an.

700 000 euros détournés par des associations fictives

Dans cette affaire de détournements de fonds publics du conseil régional dans un but clientéliste, la justice reproche à l'élue de la 3ème circonscription des Bouches-du-Rhône d'avoir, entre 2005 et 2008 alors qu'elle était conseillère régionale, distribué à des fins électoralistes quelque 700 000 euros de subventions régionales à des associations fictives.

L'enquête avait débuté à la mi-2007 par un signalement à la justice de la cellule Tracfin qui avait relevé des flux financiers suspects sur les comptes d'associations censées œuvrer à la réhabilitation des quartiers. Ces associations étaient en fait des coquilles vides et les fonds versés servaient à assurer un train de vie confortable à leurs dirigeants. En retour, ces derniers devaient aider Sylvie Andrieux à se faire élire.
 


La rédaction de TF1info

Tout
TF1 Info