Contre l'insécurité dans les transports de Marseille, des tickets gratuits ?

Le service METRONEWS
Publié le 10 décembre 2014 à 14h39
Contre l'insécurité dans les transports de Marseille, des tickets gratuits ?

SECURITE – A Marseille, ces cinq dernières années, les actes de délinquance dans les transports en commun ont diminué. Sur les 275 faits recensés en 2013, 40 % sont dus à des contrôles qui tournent mal. La gratuité des transports pourrait donc améliorer ces résultats. Mais ce n'est pas à l'ordre du jour.

Incivilités et actes de délinquance sont en baisse dans les trams, bus et rames de métro de la ville. C’est du moins ce qu’affirme la Régie des transports de Marseille (RTM) à l’occasion de l’inauguration, vendredi dernier, des nouveaux locaux du Service de police nationale dédié à la sécurité des transports en commun (SISTC). Situés à la gare Saint-Charles, ils ont été mis à disposition des forces de l’ordre en mai dernier par la RTM.

"Baisse des faits de 35 %"

Pierre Reboud, directeur général de la RTM, l’annonce fièrement : "en cinq ans, on a connu une baisse globale des faits générateurs d'insécurité de 35 %. Elle est de 44 % pour ceux touchant les voyageurs, et de 35 % pour les faits impactant les agents de la RTM". De bons résultats qui seraient dus au travail conjoint des cent policiers du SISTC et des cinq cents contrôleurs et agents de sécurités de la RTM.

Mais ces chiffres continueront-ils à diminuer ? "Fin mars, le tramway ira jusqu’à la place Castellane . Et fin 2015, le métro sera prolongé jusqu’à Capitaine Gèze", faisait remarquer vendredi Robert Assante, vice-président de Marseille Provence Métropole. "Le réseau va s'agrandir, nous vous encourageons à anticiper", a-t-il insisté auprès du préfet Jean-Paul Bonnetain.

"Un manque d'effectif dans la police"

Or les forces de l'ordre comme la RTM ne prévoient aucune augmentation d'effectif. "On déplore toujours un manque de policiers, avance pour sa part Cédric Ielpo, de FO RTM. Quand on les appelle, ils mettent parfois une à deux heures à arriver parce qu’il sont déjà en intervention".

Une des solutions pourrait être d'instaurer la gratuité des transports en commun, comme cela a été fait dans l'agglomération du pays d'Aubagne et de l’Étoile. En effet, selon Étienne Sesmat, directeur de la sûreté à la RTM, sur les 275 faits recensés en 2013, 40 % sont liés à des incidents induits par les contrôles.

Mais abandonner le ticket à 1,60 euro ne semble pas être dans les projets de la RTM. Selon Maxime Tommasini, son président, "le réseau coûte 300 millions d’euros par an, et les recettes représentent 105 millions, nous ne pouvons nous en passer". RTM et forces de l'ordre seront donc contraints d'inventer d'autres solutions. Non onéreuses.
 


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