FAIT-DIVERS – Après des recherches infructueuses, les gouvernements indiens et français estiment que les deux étudiants disparus en août 2013 dans l'Himalaya sont morts dans une chute accidentelle. Alors que les corps n'ont toujours pas été retrouvés, les parents de Valentin estiment que le dossier comprend de nombreuses incohérences.

L'Inde et de la France ont conclu à la mort de Valentin. Selon les rapports des autorités des deux pays, l'étudiant de Sciences Po Toulouse disparu sur les pentes de l'Himalaya le 22 août 2013 avec François-Xavier, un ami originaire de Bordeaux, est sans doute mort après une chute accidentelle.

"Même si les corps de nos enfants n'ont pas été retrouvés, (…) il est supposé que Valentin a chuté dans un glacier ou un torrent et que le débit de l'eau l'a déshabillé, ce qui expliquerait que l'on ait retrouvé ses affaires sans son corps", écrivent Yves-Marie et Christine Mousset, les parents du jeune homme sur la page Facebook qui lui est dédiée.

Seuls les effets personnels de Valentin ont été retrouvés

Une trentaine de personnes dépêchées par les Etats français et indien ont mené des recherches du 16 au 20 septembre dans une zone située à 4.500 mètres d'altitude où des effets personnels de l'étudiant toulousain ont été retrouvés en juin 2014. Mais ni la présence du sac, du pantalon de Valentin ainsi que de la carte mémoire de son appareil photo et d'un téléphone portable sur les lieux n'ont permis de retrouver les étudiants.

Venus aider une association afin de reconstruire une école, les deux jeunes ont disparu lors d'une randonnée dans la zone de Dharamsala. Malgré les conclusions définitives des deux gouvernements, les parents de Valentin Mousset continuent eux à se poser des questions.

Des éléments troublants pour les parents

Pourquoi aucune information ne filtre concernant François-Xavier qui accompagnait leur fils? Alors que l'hypothèse de la chute dans un torrent est privilégiée, pourquoi les effets personnels de Valentin ont été retrouvés en un seul endroit?

"Un tel débit d'eau ajouté à la pente laisserait penser que les vêtements devraient être éparpillés dans différents lieux". La bonne conservation de la carte mémoire, censée avoir passé plusieurs mois dans l'eau, ou la tentative d'un appel à partir d'un téléphone de François-Xavier vers le 112 (secours européen) le soir de la disparition, apporte encore du trouble aux parents.

"Nous ne pouvons exclure d'autres hypothèses telles que l'enlèvement, la criminalité ou la retenue sous contrainte", concluent Yves-Marie et Christine Mousset.


La rédaction de TF1info

Tout
TF1 Info