Ebola en Paca : les hôpitaux enfin prêts

Le service METRONEWS
Publié le 21 novembre 2014 à 15h40
Ebola en Paca : les hôpitaux enfin prêts

SANTE – La préfecture et l’Agence régionale de santé l’assurent : tout est enfin prêt pour gérer les éventuels patients contaminés par le virus Ebola. La région a connu quatre cas "possibles" de contamination par le virus Ebola depuis cet été, heureusement tous négatifs.

Cela aurait pu être plus rapide. Selon un médecin urgentiste de la région Paca, qui tient à rester anonyme, la formation des équipes médicales à la gestion des personnes suspectées d’être contaminées par le virus Ebola aurait pu être dispensée plus tôt. "Dans notre hôpital, nous avons été formés à mettre et enlever les tenues de sécurité sans risquer de nous contaminer il y a deux semaines. Rappelez-moi quand sont apparus les premiers cas suspects ?", interroge-t-il.

Quatre cas "possibles" dans la région

Cela aurait pu être plus rapide, mais c’est enfin chose faite. Selon la préfecture des Bouches-du-Rhône et l’ Agence régionale de santé (ARS) , les hôpitaux sont prêts à accueillir en toute sécurité les patients présentant les symptômes du virus qui sévit toujours en Afrique de l’Ouest (Sierra Leone, Guinée et Liberia).

La région n’a connu pour le moment que quatre cas dits "possibles" sur les dix-huit enregistrés en France. "Mais il n’y a pas eu de cas avéré", tient à rassurer Marie-Claude Dumont, de l’ARS Paca.

Les marins en provenance de Guinée encore non contrôlés

"Les personnes arrivant d'un pays à risque et connaissant une poussée de fièvre supérieure à 38 °C ne doivent pas aller chez leur médecin traitant, ni se rendre aux urgences, mais bien composer le 15", précise-t-elle. Après une série de questions posées par téléphone, le médecin lancera la procédure spécifique au virus Ebola s’il le juge nécessaire.

Si tout semble donc en place pour éviter les risques d’épidémie, il reste toutefois un point à contrôler. "Au port, il existe des liaisons commerciales par cargo avec la Guinée, explique Vincent Berton, directeur de cabinet de la préfecture de région. A leur arrivée, les navires doivent communiquer une déclaration de santé de l’équipage. Mais nous réfléchissons à un protocole de prise de température des marins".
 


Le service METRONEWS

Tout
TF1 Info