Il avait appelé le commissariat au nom du djihad : procès renvoyé

Le service METRONEWS
Publié le 7 octobre 2014 à 10h16
Il avait appelé le commissariat au nom du djihad : procès renvoyé

JUSTICE – Le jeune homme avait appelé plusieurs commissariats de France, dont celui de Nantes, entre le 1er et le 3 octobre, en annonçant des attentats du nom du djihad. Il va subir une expertise psychiatrique avant d'être éventuellement jugé.

Le procès a été renvoyé. Une expertise psychiatrique doit en effet être effectuée. L’homme de 24 ans, soupçonné d'avoir appelé plusieurs commissariats, dont celui de Nantes, la semaine dernière pour annoncer des attentats au nom du djihad , comparaîtra finalement devant le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) le 17 novembre. Le tribunal a cependant décidé de maintenir le suspect, interpellé début octobre, en détention provisoire.

Originaire de Calais, domicilié dans l'agglomération lyonnaise, le jeune homme est accusé de menaces de mort envers des fonctionnaires de police et des sapeurs-pompiers. Il avait appelé successivement, entre le 1er et le 3 octobre les commissariats de Lyon, Nantes, Evry (Essonne) ou Brest en prédisant ou annonçant notamment des attentats, d’après la Direction générale de la police nationale (DGPN).

Une vengeance envers la police

A Nantes, les forces de l’ordre ont immédiatement mis en place des dispositifs de surveillance dans tous les bureaux de police locaux, en filtrant les entrées et fouillant les personnes déjà présentes. Petit à petit, les mesures de sécurité ont été allégées, puis levées en fin de matinée. Les enquêteurs l’ont en fait repéré grâce à son numéro de téléphone portable, et "tracé" jusque dans un hôtel situé à Coquelles (Pas-de-Calais) où il a été interpellé.

Le jeune homme, qui semble ne pas jouir de toutes ses facultés mentales, aurait agi par vengeance envers les services de police qui l'ont dans son adolescence ramené chez lui après plusieurs fugues, a-t-on appris à l'audience. A 24 ans, il possède déjà 12 mentions à son casier judiciaire pour appels malveillants, même s'ils concernaient jusqu'à présent son entourage. En tant que mineur, il avait déjà subi plusieurs expertises psychiatriques. La peine maximale encourue est de 5 ans d'emprisonnement ferme.
 


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