"Il faut arrêter avec le bashing du port de Marseille"

Le service METRONEWS
Publié le 15 décembre 2014 à 18h24
"Il faut arrêter avec le bashing du port de Marseille"

ECONOMIE – La direction du Grand Port de Marseille a présenté lundi son projet stratégique 2014-2018. Près de 360 millions d’euros seront investis durant cette période dans les bassins Est et Ouest pour faire de Marseille l’un des ports incontournables en Méditerranée et redorer également son image auprès des professionnels du secteur.

Le port de Marseille part en "reconquête". Prévisible pour certains, inattendu pour d’autres, le Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) n’était plus en 2013 le premier port de Méditerranée. La faute à la chute des importations d’hydrocarbures mais surtout à la montée en puissance d’Algésiras qui l’a détrôné en termes de chiffres d’affaire.

"Le seul danger pour un numéro 1 est de devenir numéro 2", commente lucide Jean-Marc Forneri, président du conseil de surveillance du GPMM . "Mais l’objectif est que l’on trouve notre position avec la mise en œuvre d’une politique". Une plan présenté lundi et qui a pour nom "projet stratégique 2014-2018". Doté d’un budget de 360 millions d’euros, il mise sur la reconquête des importations de containers, mais aussi la croisière ou encore la réparation navale.

Le dossier SNCM sous surveillance

Durant les cinq prochaines, le port de Marseille part en "reconquête", affirme Jean-Marc Forneri. L’occasion pour lui de redorer l’image d’un port écorné par les conflits sociaux à répétition ces dernières années. Une allusion peu flatteuse pour celui qui veut mettre un terme au "port de Marseille bashing". Avant d’ajouter : "nous n’avons pas eu un mouvement de grève sur le port depuis 3 ans, ce qui n’est pas le cas d’Anvers", compare-t-il.

Reste que la situation sur le port n’est pas sans remous. Le mois dernier, les responsables CGT des différentes filières d’emplois sur le port de Marseille avaient exprimé leur soutien aux marins de la SNCM en cas d’aggravation de la situation . "Tout le monde est vigilant sur le dossier de la SNCM, souligne la présidente du Directoire du GPMM Christine Cabau-Woehrel. Je pense maintenant que tous les acteurs sont suffisamment responsables pour éviter le risque de la contagion", assure-t-elle.
 


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