Il traverse la Méditerranée en pédalo pour gagner un pari

Le service METRONEWS
Publié le 6 juillet 2014 à 12h13
Il traverse la Méditerranée en pédalo pour gagner un pari

EXPLOIT – A 43 ans, Stéphane Eon, coach sportif, s’apprête lundi à partir de Palavas-les-Flots pour entamer une traversée de la Méditerranée en Vélonautic. Une sorte de pédalo qui doit l’amener en Corse en un peu moins d’un mois.

Ne comptez pas sur Stéphane Eon pour lâcher l’affaire. Un problème technique sur le bateau d’assistance ? "Je pars quand même", répond ce sportif aguerri de 43 ans. Un avis de fort mistral en Méditerranée ? "On ne peut pas tout prévoir", réplique-t-il à la veille d’un défi pour le moins original. A bord de son Vélonautic , une sorte de pédalo pour cycliste, le Montpelliérain, s’apprête lundi à passer près d’un mois en mer pour rejoindre le port de Calvi en Corse.

Défi à but humanitaire ? Pour un sponsor ? Pas du tout. Tout est parti d’un pari avec sa belle-sœur. "Je n’ai rien à gagner, mais je lui ai promis que je le ferai", glisse-t-il, sûr de son fait. Il faut dire que l’homme n’en est pas à son premier exploit. La Méditerranée, il l'a déjà traversée en kite-surf ou en planche à voile. Mais là, la partie s’annonce un peu plus lente. "Le Vélonautic ne dépasse pas les 5 km/h. Il va falloir de la patience. Ça sera surtout mental…", s’amuse-t-il.

Un véritable effort

Point de départ de cette traversée un peu folle : Palavas-les-Flots. Après un crochet par Marseille, il rejoindra Fréjus pour tracer tout droit vers la Corse, aidé d’un voilier d'assistance "pour me réfugier en cas de grosse tempête". Autre crainte, les navires en pleine mer. "Parfois, ils ne nous voient pas, il faut rester attentif", précise-t-il.

À raison de 10 heures de vélo sur mer, le coach sportif dans le civil s’accordera quand même des temps pause "pour tenir le rythme". Sur son embarcation, Stéphane Eon n’a prévu que le minimum nécessaire. Des compléments alimentaires, de l’eau, de la crème solaire et des vêtements pour se protéger des intempéries. Mais de pas de rasoir. "Je pense qu’à la fin, j’aurai une longue barbe". En espérant que sa belle-sœur puisse le reconnaître à son arrivée... Histoire de valider son défi en Méditerranée.
 


Le service METRONEWS

Tout
TF1 Info