Immobilier en berne : les professionnels accusent les pouvoirs publics

Le service METRONEWS
Publié le 9 septembre 2014 à 15h02
Immobilier en berne : les professionnels accusent les pouvoirs publics

ECONOMIE – Le marché du logement neuf est en une situation "alarmante" dans les Alpes-Maritimes selon les professionnels du secteur, qui tirent à boulets rouges sur l'Etat et les collectivités locales.

"L'activité prend une pente alarmante, le niveau des ventes de logements neufs est dramatiquement bas". Jean-Marie Ebel, le président de l'Observatoire immobilier d'habitat de la Côte d'Azur, ne cache pas son inquiétude. Selon les derniers chiffres de cet organisme, les mises en vente d'appartements neufs ont reculé de 31 % au premier semestre, et les ventes de 22 %. "Ces chiffres nous renvoient à l'année noire de 2008, assure Jean-Marie Ebel. Il y a pourtant une demande de logements, les taux d'intérêt sont historiquement bas mais les prix sont trop élevés par rapport à la solvabilité des ménages".

Logement social en souffrance à Grasse

Si les prix flambent (80 % des appartements neufs sont proposés à plus de 5200 euros le mètre carré), c'est, selon les professionnels, à cause d'un excès de normes de construction et surtout du manque de foncier disponible sur le littoral azuréen. "Au début du mois d'août [le 6, ndlr], le préfet des Alpes-Maritimes a pris un arrêté de carence concernant vingt-deux communes [qui n'ont pas rempli leur objectif de construction de logements sociaux], révèle Michel Puy, le président de la Fédération des promoteurs immobiliers de la Côte d'Azur et de la Corse.

Projets bloqués dans la Plaine-du-Var

L'exemple le plus marquant est celui de Grasse : la préfecture avait fixé l'objectif de 267 logements sociaux à créer entre 2010 et 2013, la commune n'en a réalisé que 4… Mais selon le président des promoteurs azuréens, "dans ces communes, vous avez travaillé un an sur un projet de nouveaux logements comportant une partie de logements sociaux, et au dernier moment le préfet dit 'stop, je récupère le dossier', le projet est planté, il faut tout reprendre à zéro !" Mais les professionnels n'accablent pas que l'Etat. Les élus locaux aussi sont pointés du doigt : "Nous n'avons pas de maires bâtisseurs, affirme Jean-Marie Ebel. Dans la plaine-du-Var par exemple, les projets sont bloqués faute d'équipements publics. Il manque des routes et des réseaux".


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