Incendie sur le site pétrochimique de Berre : une troisième cuve visée lors de l'attaque

Le service METRONEWS
Publié le 15 juillet 2015 à 20h52
Incendie sur le site pétrochimique de Berre : une troisième cuve visée lors de l'attaque

INFO METRONEWS – Un dispositif de mise à feu a été retrouvé sur le toit d'une troisième cuve sur le site pétrochimique proche de l'étang de Berre (Bouches-du-Rhône) touché par deux explosions mardi. Les équipes de démineurs sont toujours sur place.

L’incendie sur le site pétrochimique de Berre aurait pu être bien plus grave. Outre les cuves d’ essence et de naphta enflammées dans la nuit de lundi à mardi sur le site de pétrochimique de LyondellBasell à Berre, un dispositif de mise à feu a été retrouvé sur le couvercle d’un troisième bac à proximité des deux autres indique la procureure d’Aix-en-Provence, Dominique Moyal, confirmant une information de metronews.

Cette inquiétante découverte a été faite lors de l’inspection de l’ensemble de la trentaine de cuves de produits extrêmement inflammables sur le site. Selon nos informations, ce bac contient du condensat de naphta, un produit extrêmement inflammable. Pour une raison encore inconnue, le système de mise à feu n’a pas fonctionné. "Il a juste endommagé le toit où les enquêteurs essaient encore de le récupérer en toute sécurité", précise Dominique Moyal.

4 agents de sécurité sur le site

Après les explosions des deux autres cuves à 3 minutes d’intervalle sur les coups de 3 heures, ce nouveau dispositif découvert confirme "l’acte volontaire" de malveillance souligne la procureure d’Aix-en-Provence n’excluant "aucune piste". Les premiers éléments de l’enquête confiée à la section de recherches de la gendarmerie des Bouches-du-Rhône ne permettent pas encore de déterminer par quels moyens les dispositifs de mise à feu ont été déposés sur les toits.

À proximité des cuves enflammées, un trou, non daté, dans le grillage a été toutefois découvert par les gendarmes. "Il faut envisager de nouveaux moyens pour sécuriser le site", soutient Claude Faur, coordonnateur Force Ouvrière à LyondellBasell. Selon le représentant syndical, il n’y aurait que 4 agents de sécurité la nuit pour surveiller les 300 hectares et les 15 km de clôtures de l’entreprise pétrochimique.

"Un acte terroriste"

Encore sous le choc de l’explosion des deux cuves, Claude Faur privilégie la piste terroriste. "Ce n’est que mon avis mais la thèse de la vengeance ne tient pas, ni même celle pour faire jouer l’assurance. Toutes les cuves venaient d’être refaites à neuves. Pour moi, ceux qui ont fait ça ont voulu faire un coup médiatique, d’autant plus un 14 juillet". Saisie de l’enquête, le parquet d’Aix-en-Provence continue de mener les investigations. Le parquet anti-terroriste de Paris n’a pas encore été sollicité précise Dominique Moyal.


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