Inscriptions à la fac à Toulouse : une galère pour certains bacheliers

Le service METRONEWS
Publié le 16 juillet 2015 à 17h13
Inscriptions à la fac à Toulouse : une galère pour certains bacheliers

EDUCATION – L'Unef dénonce la réduction des capacités d’accueil dans certaines filières, notamment à l’université Paul-Sabatier où certains bacheliers auraient été dissuadés de s’inscrire en Sciences de la nature.

L’Union nationale des étudiants de France (Unef) tire la sonnette d’alarme : confrontées à de nouvelles restrictions budgétaires, de nombreuses universités auraient réduit les capacités d’accueil de certaines filières en première année et n’hésiteraient pas à mettre en place des processus de sélection illégaux.

"C’est un constat national mais nous avons un exemple type à Toulouse, à l’université Paul-Sabatier", affirme Romain Panza, président de l'Unef Midi-Pyrénées. Dans un communiqué, le syndicat étudiant évoque ainsi les difficultés rencontrées par les bacheliers souhaitant s’inscrire en L1 Sciences de la Nature (SN) : "C’est une filière très demandée qui a accueilli plus de 1 200 étudiants l’année passée. Malheureusement une capacité d’accueil de 700 places (pour les primo entrants) a été instaurée cette année ce qui empêchera certainement des bacheliers de s’inscrire dans cette filière !"

C’est un prospectus qui a mis le feu aux poudres

Deux jeunes bachelières se seraient déjà vues opposer un refus. Mais ce n’est pas tout, selon l’Unef, puisqu’un "document visant à tromper les étudiants pour les dissuader de s’inscrire en L1 SN et ainsi diminuer les effectifs" aurait été distribué au moment des inscriptions. "Le prospectus présente les chiffres statistiques de la réussite en L1 SN, détaille Romain Panza. Les étudiants n’ayant pas obtenu un "bon" bac S sont clairement incités à s’inscrire dans le parcours CAP réussite".

Ce parcours, mis en place à la rentrée 2014, permet aux étudiants ayant des lacunes d’effectuer leur première année de licence en deux ans, en bénéficiant d’un accompagnement renforcé dans les disciplines de sciences fondamentales. Pour l’université, cet étalement des cours sur deux ans facilite la gestion des effectifs. Le problème, selon Romain Panza, est que "tous les bacheliers ont le droit de faire leur licence en trois ans, mais ce document, qui aurait été rédigé par des professeurs de la filière, affirme le contraire."

Pas de sélection sauf en STAPS, selon l’université

A la demande de l’Unef, l’université a fait cesser immédiatement la distribution du prospectus. "Cette initiative n’a jamais été validée par nos soins, indique d’emblée Bertrand Monthubert, le président de l’université. Il est clair que le document était très maladroit." Le président se défend par ailleurs d’avoir instauré une sélection à l’entrée de certaines filières, hormis en Staps où un tirage au sort est effectué, tant la demande explose d’année en année.

"Tous les étudiants de l’académie de Toulouse pourront s’inscrire à l’université et s’il y a des problèmes, nous les réglerons au cas par cas", affirme Bertrand Monthubert. La situation se compliquera toutefois pour les bacheliers venant d’autres académies. Face à l’augmentation des demandes d’inscription
(+ 6,5 % cette année, selon l’UNEF), l’université Paul-Sabatier indique qu’elle sera en effet "plus regardante".


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