Karim Zéribi visé par une enquête pour abus de confiance

Le service METRONEWS
Publié le 13 juin 2014 à 11h04
Karim Zéribi visé par une enquête pour abus de confiance

JUSTICE – Le parquet de Marseille a ouvert une enquête le 4 juin dernier pour abus de confiance et recel visant deux associations fondées par le conseiller municipal EELV Karim Zéribi.

La justice s’intéresse au passé politique de Karim Zéribi. L’écologiste, élu au conseil municipal et à la communauté urbaine de Marseille, est en effet visé par une enquête pour abus de confiance et recel visant deux associations qu'il a fondées. Les enquêteurs s’intéressent avant tout, selon La Provence, à une subvention de 50 000 euros, qui aurait pu être détournée à des fins électorales.

En novembre 2007, le conseil général des Bouches-du-Rhône accorde cette subvention à l’association Agir pour la citoyenneté (APC), présidée jusqu’en 2005 par Karim Zéribi et qui œuvre pour les quartiers en difficultés. Si l’élu avait dans un premier temps démenti "tout lien financier" entre le CG13 et son association, la collectivité territoriale a confirmé le versement. Détail troublant pour les enquêteurs, l’écologiste s’était rallié quelques mois plus tard au président du conseil général, Jean-Noël Guérini, lors des municipales de 2008.

Le président de l’association placé sous contrôle judiciaire

L'élu écologiste n'a pas encore été entendu par la justice dans ce dossier qui a débouché pour l'instant sur une mise en examen, celle du successeur de Karim Zéribi et actuel président de l'association Agir pour la citoyenneté (APC). "Il a été placé sous contrôle judiciaire, avec l'interdiction de diriger une association", a précisé le procureur de la république, Brice Robin. Les enquêteurs s’interrogent également sur le rôle de ce responsable lors des législatives de 2007. Pour savoir, s’il n’a pas soutenu la candidature de Karim Zéribi.

Selon le site Internet de l'hebdomadaire Le Point, la justice s'intéresse également à la structure Agir pour la compétence et le recrutement, à destination des jeunes diplômés des quartiers défavorisés. Pour sa défense, l’élu avait précisé qu’il n’avait "rien à voir" avec le fonctionnement de ces associations après 2005, puisqu’il n’en était plus le président.
 


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