La belle histoire du jour - 100 ans après la guerre, deux soldats se retrouvent là où leurs grands-pères ont refusé de se battre

Le service METRONEWS
Publié le 15 décembre 2014 à 18h36
La belle histoire du jour - 100 ans après la guerre, deux soldats se retrouvent là où leurs grands-pères ont refusé de se battre

GUERRE - En décembre 1914, un soldat allemand et un soldat anglais s’imposent une trêve, en pleine guerre. C’est Noël, et ils s’offrent de la bière et du pudding. 100 ans plus tard, leurs petits-fils reproduisent la scène, en hommage à ces hommes ennemis qui, l’espace d’un cessez-le-feu, sont devenus amis.

Ils combattaient l’un contre l’autre et on laissé un souvenir qui a réuni leurs petits-fils. Le major anglais Miles Stockwell, 71 ans, et le colonel allemand Joachim Freiherr Von Sinner, 63 ans, sont deux militaires à la retraite, ayant suivi les traces de leurs grands-pères. Ce week-end, ils ont visité l'endroit même où leurs aïeux, issus de deux camps ennemis, se sont réunis le jour de Noël, dans le Nord-est de la France.

La fraternité contre les ordres

Miles, qui a également servi avec le Royal Welsh, confie au Mirror : "Ce qui s’est passé est incroyable. Ils avaient pour ordres de ne pas fraterniser avec l'ennemi. C’est pourquoi il n'y a pas de photos d'eux ensemble."

Pourtant, le 24 décembre, ils enjambaient le "no man’s land" d’une dizaine de mètres de large qui sépare les tranchées ennemies, tout en étant applaudis par leurs camarades des deux camps. "La seule chose que mon grand-père avait et qu'il pouvait offrir, c'était un plum-pudding”, relate Miles. "Et Von Sinner lui a alors donné deux bouteilles de bière et ils ont bu un toast à la santé de l'autre." Les deux soldats se sont assis à terre, pour boire et fumer des cigares. "Ils montraient ainsi ce qui était possible quand les gens cessent les combats et commence tout simplement à parler", relate le petit-fils anglais.

Le message transmis grâce à eux

Le cessez-le-feu de 1914 sur un des fronts de Frelinghien est resté dans les mémoires comme un exemple de ce qui peut être réalisé lorsque les hommes mettent leurs différences de côté. Il a commencé à environ 11 heures quand Von Sinner, le soldat allemand, a été repéré marchant vers le Royal Welsh Fusiliers, le camp anglais, avec ses mains en l'air. Après leur collation de Noël, le camp allemand a ouvert trois barils de bière volés aux Français, afin de faire la fête avant la reprise du combat.

Ce moment de pause a lié les hommes à vie. Chacun a pu en a parler à sa famille et faire transmettre l’histoire. Ce qui n’aurait pas pu se produire s’ils avaient continué les combats. Aujourd’hui, grâce à eux, les familles allemande et britannique sont amies. Et ce rendez-vous des petits-fils est un hommage fort, "à ces hommes qui ont su écouter l’autre."

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