La Castellane à Marseille : des enseignants au bord de la crise de nerfs

Le service METRONEWS
Publié le 11 février 2015 à 10h55
La Castellane à Marseille : des enseignants au bord de la crise de nerfs
L'essentiel

SECURITE – Les événements de lundi dans la cité de la Castellane ont mis en lumière les problèmes rencontrés par le personnel enseignant du groupe scolaire Henri Barnier à l’entrée du quartier. De mesures d’urgence sont demandées.

"Zone de non-droit", "climat d’insécurité", "intimidations", etc. Dans un communiqué, le collectif des enseignants de la Castellane met en lumière l’ensemble des graves problèmes rencontrés par ce groupe scolaire situé à l’entrée d’une cité théâtre lundi de tirs de kalachnikovs en pleine journée .

Dès mardi, les enseignants ont exercé leur droit de retrait afin de tenir une assemblée générale extraordinaire pour mettre des mots sur leurs maux. "La situation géographique au sein de la cité où règne une zone de non-droit, génère de plus en plus en un climat d’insécurité psychologique et physique important", écrit en préambule le collectif.

Une violence banalisée

A bout de nerfs, les enseignants décrivent des conséquences sur le plan psychologique : "les familles se disent prisonnières de la cité et vivent quotidiennement dans l’angoisse, la peur des balles perdues ou des affrontements. Cela accentue le fort taux d’absentéisme déjà important dans nos quartiers", indiquent-ils.

"Les enfants, confrontés à cette situation intègrent la violence comme un mode de fonctionnement et la banalisent. Ils ont d’autres préoccupations que l’apprentissage", poursuivent les professeurs dans le communiqué.

Une protection policière quotidienne

Appelant à une nouvelle assemblée générale ce vendredi au collège Henri Barnier, ils demandent à l’Etat "une protection quotidienne des services de Police aux abords des quatre écoles tant que perdurera l’enclavement du quartier", un "renforcement du personnel" et des "effectifs bloqués à 20 élèves par classe".

Interpellant également la mairie de Marseille, le collectif souhaite un "entretien des locaux" et une mise aux normes rapide des "systèmes de sécurisation" pour éviter "les cambriolages".