La "dette" de Toulouse divise la droite et la gauche

Le service METRONEWS
Publié le 27 juin 2014 à 10h48
La "dette" de Toulouse divise la droite et la gauche

POLITIQUE – La nouvelle municipalité et l'ancienne majorité se divisent depuis plusieurs semaines sur l'état des finances de la ville de Toulouse. L'audit financier demandé par Jean-Luc Moudenc sera au centre du conseil municipal vendredi matin.

Les échanges risquent d'être musclés au Conseil municipal. Parmi les dix délibérations au programme, trois concernent l'état des finances de la Ville de Toulouse.

Après son élection le 30 mars dernier, Jean-Luc Moudenc a commandé un audit à un cabinet spécialisé afin de faire le point sur les ressources toulousaines. "Une simple analyse financière " pour la gauche, elle démontre selon Sacha Briand l'adjoint aux finances que "si on continue à ce rythme les dépenses d'investissement, la ville va se retrouver avec une épargne négative et sera obligée d'emprunter 90 millions d'euros à la fin de l'année".

Baisse des dotations de l'Etat

Et la nouvelle équipe d'épingler la gestion jugée dispendieuse de la gauche entre 2008 et 2014 notamment l'épargne qui selon la droite n'existe plus. A cette question s'ajoute la baisse de dotations de l'Etat : entre Toulouse et la métropole, la baisse est estimée à 510 millions d'euros entre 2014 et 2020.

" Cela a été annoncé le 8 avril après les élections, ce sont des choses qu'on ne pouvait pas deviner pendant la campagne", se défend Jean-Luc Moudenc qui affirme pourtant que le programme annoncé pendant les municipales sera tenue mais peut-être à un rythme moins soutenu.

Un programme irréalisable?

A gauche, on s'insurge évidemment de ces accusations et on accuse le nouveau maire de Toulouse de chercher des arguments pour renoncer à une partie de son programme que l'opposition juge irréalisable.

Jeudi en conférence de presse, Pierre Cohen s'est montré "impatient de voir comment Jean-Luc Moudenc va financer la troisième ligne de métro" . Vendredi matin, l'opposition devrait défendre bec et ongles son bilan de six ans et justifié plusieurs de ses choix pris entre 2008 et 2014, notamment les investissements dans les transports et les écoles.


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