La grève des éboueurs de Marseille est-elle partie pour durer ?

Le service METRONEWS
Publié le 22 janvier 2015 à 13h42
La grève des éboueurs de Marseille est-elle partie pour durer ?

PROPRETE – Débutée ce jeudi, la grève des éboueurs du secteur public pourrait s’installer dans la durée estime le syndicat Force Ouvrière. Un scénario redouté par les élus qui espèrent une sortie de crise rapide.

La communauté urbaine de Marseille et le syndicat Force Ouvrière se livre une partie d’échecs où l’enjeu est l’arrêt de la grève des éboueurs. Débutée ce jeudi , elle ne se fait pas encore trop ressentir dans la rue, mais de l’aveu de Patrick Rué, secrétaire général de FO, elle "sera très suivie et va s’installer dans la durée".

Principaux points de crispation pour le syndicaliste : les rappels à l'ordre de MPM suite à la mise en place du contrat local de propreté l'été dernier en raison selon lui, d'un manque d'effectifs (voir encadré).

EN SAVOIR + >> Qu'est-ce que le contrat local de propreté ?

"Incompréhension" des élus

Un scénario du pire redouté par le président de Marseille Provence Métropole, Guy Teissier, et les maires de secteur venus à son soutien jeudi matin pour exprimer leur "incompréhension" face à ce mouvement. Tempérée, la maire des 1er et 7ème arrondissements, Sabine Bernasconi, estime que les revendications des agents "ne sont pas insurmontables".

D’un ton plus musclé, Yves Moraine, maire dans le 6-8, déplore, lui, des "motifs futiles. On ne fait pas grève quand on a la garantie de l’emploi". Solidaires mais inquiets, les élus locaux craignent avant tout "un amoncellement des poubelles dans les rues", souligne Sabine Bernasconi.

Le secteur privé en renfort

"Il faut penser aux petits artisans pour qui une grève du ramassage des ordures a un impact sur le chiffre d’affaires", ajoute le président de la chambre des métiers et de l’artisanat, André Bendano, au côté des élus. Officiellement, tous les élus estiment que la sortie de crise rapide est possible. "Le plan B, c’est la reprise du travail", assure même Bruno Gilles, maire dans les 4ème et 5ème arrondissements.

Officieusement, Ibrahim, agent non gréviste dans le secteur du privé pour l’entreprise Nicollin confie : "on nous a dit de nous tenir prêts à faire la collecte dans les secteurs publics, car ça pourrait durer".


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