La Manif pour tous 44 met en place une "veille active" des parents

Le service METRONEWS
Publié le 8 septembre 2014 à 16h51
La Manif pour tous 44 met en place une "veille active" des parents

EDUCATION – En Loire-Atlantique, le mouvement hostile au mariage gay et à la théorie du genre a écrit aux chefs d’établissements, les informant que des parents d’élèves seraient "vigilants" quant au choix des manuels scolaires.

Ils veulent montrer qu’ils restent "vigilants". Et continuent de lutter contre la "théorie du genre". Cet été, la Manif pour tous de Loire-Atlantique a envoyé 1 000 courriers aux chefs d’établissements. Pas pour leur souhaiter, une bonne rentrée, mais pour les informer qu’une "veille active" était mise en place de la part des parents, sur les choix de manuels scolaires, l'éducation sexuelle, ou les activités extrascolaires. L’information a été révélée ce lundi par France bleu Loire-Océan .

"Nous avons décidé d'organiser une veille active, en proposant à de nombreux parents volontaires de devenir vigilants (...) au sein de chaque établissement scolaire de Loire-Atlantique", indique le texte daté du 4 juillet. France de Lantivy, porte-parole du collectif départemental du mouvement hostile au mariage gay, explique : "C'est une initiative locale, dans le cadre de notre action de veille pour lutter contre les avancées de la "théorie du genre" à l'école. On ne veut pas de théorie qui promeut l'indifférenciation des sexes". Selon elle, aucune pression n’est cependant mise sur les enseignants : "Ce n'est pas du tout l'esprit de la lettre."

"On est au niveau du fantasme"

Pour autant, certains destinataires, comme Thierry Chouquet, principal du collège Salvador-Allende de Rezé et secrétaire départemental adjoint du syndicat des chefs d'établissement (SNPDEN) de l'Unsa a été "surpris d'être interpellé personnellement". Il voit dans cette "démarche tout à fait inédite" une "suspicion de notre travail, une surveillance" entrant en contradiction avec la "relation de confiance entre enseignants et parents d'élèves" : "Prétendre que la théorie du genre est enseignée dans l'établissement, on est au niveau du fantasme", soutient-il.

Le recteur de l’académie de Nantes William Marois, déclare de son côté que "l'école est ouverte au dialogue avec les familles". Pour autant, "elle ne saurait recevoir d'injonction ou de mise sous contrôle. C'est l'école de la République. Les chefs d'établissement et directeurs d'école savent ce qu'ils ont à faire".


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