La petite annonce toujours privilégiée

Le service METRONEWS
Publié le 25 janvier 2015 à 19h02
La petite annonce toujours privilégiée

RECRUTEMENT - Malgré l'apparition des réseaux sociaux, la petite annonce résiste. Et reste privilégiée par les futurs employeurs.

A l’heure des réseaux sociaux tout-puissants, la traditionnelle petite annonce paraît bien démodée. Dans la plupart des secteurs, elle reste pourtant le premier canal de recrutement. Selon l’étude "Sourcing cadres" publiée en juin 2014 par l’ Association pour l’emploi des cadres (Apec), les entreprises privilégient d’abord la diffusion d’une offre (82% des embauches), puis les candidatures spontanées (62%), les contacts du recruteur (55%), la cooptation (36%), les candidatures d’anciens stagiaires (34%) et les réseaux sociaux (22%).

Ainsi, les modes de recrutement les plus modernes ne prennent pas le pas sur les plus traditionnels, mais viennent plutôt en complément. Pour 75% des directeurs des ressources humaines (selon une enquête du cabinet de recrutement Robert Half), Internet et les réseaux sociaux constituent un moyen de vérifier les informations fournies par le candidat sur son CV ou d’entrer en contact avec un profil intéressant. La suite du processus reste toutefois assez classique, avec des entretiens qui ont tendance à se multiplier. Ainsi, il n’est pas rare de rencontrer son futur chef, mais aussi le supérieur de celui-ci, voire le directeur du groupe ou de l’entreprise.

Des processus innovants

Mais pour séduire les profils les plus recherchés, les informaticiens ou les commerciaux par exemple, "les sociétés se doivent d’être innovantes dans leurs processus de recrutement", explique Fabrice Mazoir, chef de projet éditorial du site de gestion de carrière RegionsJob.com . Les entretiens s’effectuent alors dans des locaux soignés et cosy et selon de nouvelles modalités. "Dans le numérique, par exemple, l’entreprise doit tester les compétences du candidat", poursuit ce responsable, qui organise régulièrement des concours au cours desquels des développeurs informatiques doivent créer un logiciel en quelques heures.

Plus ludique, mais aussi plus équilibré entre les deux parties, le processus de recrutement s’adapte au contexte générationnel: "Les jeunes diplômés de la génération Y et encore plus ceux de la génération Z souhaitent un rapport différent à l’entreprise, estime Fabrice Mazoir. Très compétents mais pleins d’attentes envers leur employeurs, ils restent néanmoins difficiles à capter et à conserver."


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