La peur de l'avion, ça se soigne

Le service METRONEWS
Publié le 23 novembre 2014 à 17h08
La peur de l'avion, ça se soigne
L'essentiel

TRANSPORT - Phobique de l’avion ? Ce stage est fait pour vous. Pendant une journée, un pilote de la société "Peur de l’avion" tente de rassurer les passagers les plus apeurés à l’idée d’aller dans le ciel. Reportage.

Les questions fusent à toute vitesse. "Combien de temps peut durer un décrochage ?", demande un stagiaire. "A quelle vitesse atterrit-on ?", interpelle un autre. Autant d’interrogations qui trahissent l’anxiété de cette poignée de trentenaires venus suivre dimanche un stage d’un jour à Marseille pour lutter contre leur peur en avion.

Comme 20 % de la population, ils souffrent d’ aérophobie . Ou dit autrement : une peur panique de naviguer dans le ciel. Lexomil ou quelques verres d'alcool pour certains pendant le vol, rien n’y fait. "Rien ne marche", regrette Bastien comparant une passerelle d’aéroport "au couloir de la mort". "Pareil pour moi, rebondit Nicolas. J’ai l’impression que je peux mourir à tout moment dans l’avion".

Le 11 septembre dans toutes les têtes

Un traumatisme lié selon eux aux images de crash ou de débris d’avion vus à la télé. "Le 11 septembre y est sans doute pour beaucoup", se désole Sébastien. "L’avion reste le mode de transport le plus sûr", tente de rassurer leur interlocuteur Nicolas Coccolo de la société " Peur de l’avion ". Pilote de ligne depuis près de 15 ans, il organise ces stages en forme de thérapie de groupe.

Sécurité, maintenance, météo, etc, toutes les phases de vol sont détaillées. "On a toujours peur de ce que l’on ne connaît pas", souligne l’instructeur. Comme avec les fameuses turbulences. "Au maximum, l’altitude de l’avion bouge de 20 cm", révèle-t-il à un auditoire ébahi par cette remarque. Après les détails techniques, s’en suivent les questions psychologiques avec un spécialiste et un exercice pratique dans un simulateur de vol.

Agir sur le niveau d'anxiété

"Le niveau d’anxiété d’une personne peut passer de 9 à 5 sur 10 grâce à ce stage", assure Nicolas Coccolo. "Il ne partira pas d’un coup de baguette magique, mais on peut apprendre à le maîtriser", ajoute-t-il. Avec des exercices de respiration notamment. "Ça ralentit le rythme cardiaque et permet de mieux se contrôler", conseille le pilote invitant ses stagiaires "à se faire confiance".