TRANSPORTS - La justice européenne a confirmé jeudi l'illégalité des aides publiques françaises reçues par la SNCM au moment de sa privatisation en 2006, et dont le montant cumulé s'élève à plus de 200 millions d'euros.

C'est un coup de semonce pour la SNCM. La justice européenne a confirmé jeudi l'illégalité des aides publiques françaises au moment de la privatisation en 2006. L'entreprise en difficulté avait reçu 200 millions d'euros.

Et l'addition totale s'annonce salée. La Commission européenne avait déjà exigé un remboursement des 440 millions d'euros d'aides d'Etat illégales reçues au titre de la délégation de service public pour la période 2007-2013.

Le tribunal avait été saisi par le principal concurrent de la SNCM, Corsica Ferries, qui protestait contre une décision de la Commission européenne en 2008 jugeant ces aides compatibles avec les règles européennes de la concurrence.

La liste des mauvaises nouvelles

C'est une mauvaise nouvelle de plus pour la SNCM, en proie à de graves difficultés financières . La compagnie est en sursis depuis de nombreux mois et risque d'être placée en redressement judiciaire si elle ne trouve pas rapidement un repreneur. Antoine Frérot, le patron de Veolia présent dans la SNCM à travers sa filiale Transdev, qui la contrôle à 60%, a de nouveau préconisé fin août la mise en redressement judiciaire de la compagnie, insistant sur le fait que "Veolia ne remettra pas un euro dans la SNCM".

Cette solution conduirait au démantèlement de la société, arguent les syndicats, qui avaient obtenu, au terme de 17 jours de grève en juin, la signature d'un compromis excluant cette option jusqu'au 31 octobre. De son côté, le dirigeant de la société américaine Baja Ferries, Daniel Berrebi, qui avait déjà manifesté son intérêt pour la SNCM, a confirmé ce jeudi que sa société serait candidate à une reprise si la compagnie est placée en redressement judiciaire.


La rédaction de TF1info

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