Le BTP azuréen en crise dénonce le "dumping social"

Le service METRONEWS
Publié le 14 octobre 2014 à 12h44
Le BTP azuréen en crise dénonce le "dumping social"

INTERVIEW - Près de 300 salariés et chefs d'entreprise du BTP se sont réunis ce mardi matin sur la place du palais de justice de Nice pour dénoncer les difficultés qui touchent leur secteur d'activité. Le président de la fédération azuréenne, Laurent Trocmé, décrit une situation "alarmante".

Pourquoi ce rassemblement avec casques de chantier et cercueils sur la place du palais de justice de Nice ?
C'est une manifestation symbolique pour prendre à témoin l'opinion publique et les politiques sur le manque de travail et la perte d'emploi dans le BTP. Notre secteur a déjà perdu 2000 emplois en trois ans et ça s'accélère avec probablement 1000 de plus cette année. Les carnets de commande continuent de se dégonfler…

Comment expliquez-vous ces difficultés ?
C'est lié à trois facteurs : les commandes publiques en baisse à cause des difficultés financières des collectivités, le secteur du logement en berne et la concurrence déloyale des détachements de salariés étrangers.

D'où viennent ces ouvriers ?
Des pays de l'Est de l'Europe. Là-bas, ils sont payés 200 ou 300 euros par mois. Alors, quand on leur propose de venir travailler en France pour 500 euros ils acceptent. Les entreprises des Alpes-Maritimes subissent un véritable dumping social !

Les grands chantiers publics, comme la création d'une deuxième ligne de tramway à Nice , sont insuffisants ?
Le tramway c'est l'arbre qui cache la forêt : ce chantier s'adresse à des entreprises très spécialisées. Et mis à part le tunnel, aucun appel d’offres pour la ligne 2 n'a pour l'instant été lancé.


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