Le FN sous surveillance

Le service METRONEWS
Publié le 29 juin 2014 à 17h01
Le FN sous surveillance

POLITIQUE - Les comités de surveillance des mairies Front national se sont réunis ce dimanche à Fréjus. Leur bilan est cinglant. De son côté, le maire FN de Fréjus raille le mouvement.

Ils dénoncent "la posture et l’imposture du Front national". Nés pendant les dernières municipales les comités de vigilance contre le parti d'extrême droite se sont réunis ce dimanche à Fréjus. 100 jours après l'élection des 11 maires « bleu Marine » dans le Sud-Est . “Cent jours de trop”, estime la porte-parole du mouvement et candidate PS malheureuse aux municipales de Fréjus Elsa Di Méo. “S’ils sont des pros de la communication, ils sont des amateurs de la gestion communale. À l’épreuve des faits, on voit que le FN n’a pas changé, avec la mise à mal des subventions des centres sociaux et les attaques répétées contre les associations culturelles”, dénonce-t-elle.

“Il est encore trop tôt pour faire un bilan”, reconnaît Christophe Coquemont, du collectif de Béziers . Le nouveau maire de la ville, Robert Ménard, “adopte des mesures qui font parler mais qui sont complètement inapplicables. Aucun contribuable étendant son linge aux fenêtres n’a été verbalisé et la police municipale n’a pas les moyens nécessaires pour agir” sur l’interdiction de sortie le soir des enfants de moins de 13 ans. Au vu de ces indications, est-il utile de se méfier de la gestion de Robert Ménard ? Christophe Coquemont en est convaincu : “Derrière ces effets d’annonce, il se passe des choses dont on parle moins, comme le budget de l’action sociale de la ville amputé de 365 000 euros.”

"Le comité des mauvais perdants et des repris de justice"

Cette semaine, le maire Front national du Pontet dans le Vaucluse a fait la une . Son conseil municipal a adopté la suppression de la gratuité des cantines scolaire pour les familles les plus défavorisées. Décision vigoureusement dénoncée par Dominique Sopo, le président de SOS Racisme. “Le parti a montré son côté antisocial malgré un effort pour apparaître de manière beaucoup plus lissée. Le rétablissement des finances publiques, avec l'augmentation du salaire du maire, et avec la dilapidation du patrimoine public pour faire rentrer en catastrophe quelques centaines de milliers d'euros dans les caisses de la ville, ce n’est pas cohérent.”

Qu’en pense le maire de Fréjus ? David Rachline s’amuse de l’existence de ces comités de vigilance : “Ils feraient mieux de surveiller le gouvernement, dont on connaît les travers.” David Rachline raille notamment un mouvement “des mauvais perdants et des repris de justice” et, très sûr de lui quant à sa gestion de la ville, il leur souhaite “la bienvenue, s’ils veulent venir voir de près ce [qu’on réalise] pour [nos] villes”.


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