Le Vélodrome veut être plus qu'un stade

Le service METRONEWS
Publié le 8 octobre 2014 à 14h29
Le Vélodrome veut être plus qu'un stade

ECONOMIE – Outre l’accueil des matches de l’Olympique de Marseille, le nouveau stade Vélodrome veut désormais se vendre comme une marque à part entière pour organiser différents type d’évènements.

Il n’y a pas que le foot et l’OM dans la vie, il y a l’argent aussi. Chargée de rentabiliser son investissement pour la construction du nouveau stade Vélodrome, la société Arema est en quête de rentabilité. Pour rentrer dans ses clous financiers, "il faut faire 12,4 millions de recettes par an", calcule le président du groupe Bruno Botella.

Une "marchandisation du stade" nécessaire qui passe par l’organisation d’événements autre que le football. "Même si l’OM reste prioritaire", rappelle Arema, d’autres soirées sport sont au programme dans les mois à venir. A commencer par le rugby. Le 8 novembre prochain, Marseille accueillera les Fidji pour un test-match. Le ballon rond reprendra ses droits 10 jours plus tard avec la réception de la Suède d’Ibrahimovic pour une rencontre amicale face aux Bleus.

Après Lille cette année, la ville est candidate à l’organisation des demi-finales du Top 14 de rugby en juin prochain. "C’est 130 000 personnes", s’enthousiasme Bruno Botella. Mais volonté de candidater ne rime pas avec certitude de gagner. Du coup pour trouver de l’argent, Arema se tourne aussi vers d’autres événements comme les séminaires d’entreprises. "Nos espaces sont très modernes et il y a déjà beaucoup de réservations", assure le président du groupe.

Le match des concerts

Dans le courant du mois d'octobre, les visites payantes du stade vont recommencer. Une source de financement non négligeable, loin cependant des recettes générées par les concerts. Calendrier des matches de l’OM oblige, Arema se concentre "davantage sur la période estivale". Selon le groupe, il faut 10 jours pour monter et démonter une scène.

"Si on arrive à en faire hui, ce serait bien", prévoit Bruno Botella. Pour le moment rien de concret, d'autant que les nouveaux écrins de Lille et de Nice mesurent les difficultés d’attirer les plus grandes stars. "Nous nous sommes battus pour avoir les Rolling Stones, mais nos 45 000 places, c'est trop petit pour amortir le cachet des artistes", soulignait par exemple le mois dernier dans metronews, Xavier Lortat-Jacob, président de Nice Eco Stadium.

"Notre jauge (67 000 places) est plus grande avec un accès plus facile", se défend Martin d’Argenlieu, directeur général d’Arema. Reste à séduire les artistes. Des contacts auraient été pris mais sans confirmation de noms pour le moment. Pas même la venue de David Guetta dont nous parlait le DJ Cédric Gervais en mars dernier.


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