EDUCATION – Quelques heures après que le fondateur de la TSE ait reçu le Prix Nobel d'économie, la célèbre école toulousaine veut tirer profit de cette distinction. Elle espère élever son niveau d'exigence en continuant d'attirer à Toulouse des étudiants et chercheurs de haut niveau.

Un prix Nobel, ça ne passe pas inaperçu. Mardi matin dans la cour de la Manufacture des Tabacs, les étudiants ne parlaient que de   la remise la veille de la prestigieuse distinction à l'économiste Jean Tirole, "C'est une fierté pour nous et Toulouse", commentent Lucie et Katia, étudiantes en première année économie et mathématiques. Car au-delà de la distinction, la Toulouse School of Economics devrait voir arriver en nombre de nouveaux étudiants et chercheurs pour suivre les cours de la TSE ou y effectuer des travaux de recherches.

"Déjà on a l'habitude d'accueillir les meilleurs étudiants, le niveau va forcément s'élever", commente Joël Echevarria, directeur délégué de l'école. Les CV de chercheurs pourraient aussi arriver en plus grand nombre. "Certains qui sont actuellement au Etats-Unis vont se dire qu'ils peuvent tenter leur chance à Toulouse".

Nouvelle levée de fonds en 2015

Financée en partie par des partenaires privées, la TSE espère également réaliser une nouvelle levée de fonds à l'international en 2015 d'une trentaine de millions d'euros, qui lui permettra de pérenniser ses programmes de recherche. "Avec un prix Nobel c'est quand même plus facile", ajoute Joël Echevarria.

Pour Sarah, étudiante en Master 1 et membre du bureau des étudiants, présente mardi après-midi lors de l'allocution de Jean Tirole devant le bâtiment de la TSE,  "l'école va gagner en notoriété sur le marché du travail. On est connus sur la plan local et international, mais pas tellement au niveau national. Les employeurs feront sans doute plus attention quand ils verront le nom de l'école sur les CV".

Pas plus de 2000 étudiants

Recrutés dans les secteurs du conseil auprès des banques, des assurances, de l'industrie ou du secteur de l'environnement, les étudiants diplômés de la TSE ne seront au final pas plus nombreux dans les années à venir. La jauge ne devrait pas dépasser les 2000 inscrits. "Il en va du sérieux de l'enseignement, ici on est 20 ou 30 par cours, il ne faut pas changer ça en accueillant davantage de monde sinon on va perdre en qualité", estiment Florent et Emilien qui suivent eux aussi les cours de Master 1.

Même dans les formations voisines, la distinction de Jean Tirole est vécue comme un encouragement. "Indirectement on va en bénéficier, quand on entendra Toulouse 1 Capitole on saura que c'est l'université du prix Nobel", se félicitent Mohamed et Mohacine en 1ère année d'informatique. "Cela va nous motiver à faire de la recherche et prendre exemple sur lui!".


La rédaction de TF1info

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