Les discothèques lilloises tiennent à leur nuit blanche

Le service METRONEWS
Publié le 11 décembre 2014 à 15h55
Les discothèques lilloises tiennent à leur nuit blanche

SOCIETE – Tandis que des mesures restrictives (fermetures moins tardives, surveillance accrue, sanctions...) ont été annoncées fin novembre sur la vie nocturne, Martine Aubry réclame l’abrogation du décret de 2009, fixant les fermetures des discothèques à 7h. Les gérants de discothèques lilloises montent au créneau pour ne pas servir de "boucs émissaires".

Après les bars, les discothèques. Annoncée par Martine Aubry le 26 novembre, la nouvelle charte de la vie nocturne plus contraignante en 2015 avait déjà fait réagir les patrons de bars lillois, en particulier sur la fermeture à 1 heure au lieu de 3 heures, du dimanche au mercredi. 

Cette fois, c'est un courrier envoyé, fin novembre, par la maire de Lille au ministre de l’Intérieur qui fait réagir. La maire lui réclame l’abrogation du décret de 2009, fixant les fermetures des discothèques à 7 heures ou, au moins, l'autorisation locale de fermer plus tôt en cas de de problèmes.

"Chez nous, les jeunes sont cadrés"

Porte parole de l'association Lille Halles nuit et patronne de la discothèque La Boucherie, rue Masséna, Camille Grimaldi estime que cette remise en cause ne réglera pas les troubles. "Nous sommes d'accord avec elle au sujet des problèmes d'hyperalcoolisation, des tapages nocturnes et des violences, indique-t-elle à metronews. Mais, quand ils sont chez nous, les jeunes sont cadrées. On ne les sert plus quand ils sont trop ivres et ils ne peuvent pas acheter autant de bouteilles qu'à l'extérieur. De plus, les nuisances et les violences ne sont pas le fait de notre clientèle habituelle."

De son côté, Yvan Poupardin, président de l’Afedd (association française des exploitants de discothèques et de dancings) enfonce le clou, en rappelant que "le préfet a déjà le pouvoir d’ordonner de telles fermetures" et que "nos activités multiréglementées n'ont pas besoin de nouvelles contraintes". En attendant, la lutte continue. 


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