Les terrasses des cafés toulousains vont devoir rentrer dans les clous

Le service METRONEWS
Publié le 26 janvier 2015 à 18h12
Les terrasses des cafés toulousains vont devoir rentrer dans les clous

COMMERCE – Certaines terrasses du centre-ville sont désormais délimitées par des clous plantées dans le sol afin d'éviter qu'elles ne s'étendent trop sur le domaine public. L'expérimentation souhaitée par la mairie est diversement appréciée par les commerçants.

Des clous pour les terrasses de café toulousaines. Depuis quelques jours, la mairie a décidé de planter des plots dorés au sol afin de limiter le périmètre des espaces extérieurs sur les trottoirs de la Ville rose.

La méthode est voulue par Jean-Jacques Bolzan, adjoint au commerce, qui l'avait déjà initié en 2006 dans le quartier Wilson, afin de réglementer la cohabitation entre les professionnels de la restauration et les usagers. "D'ici un ou deux ans, une grande partie des 840 terrasses du centre-ville seront ainsi délimitées. Cela permet au cafetier de savoir où disposer son matériel", justifie l'élu.

Les professionnels réclament une concertation

Avant qu'ils ne soient installés dans les secteurs Jeanne-d'Arc et Rouaix d'ici la fin du mois, les clous ont fleuri depuis quinze jours devant la boulangerie La Panetière, boulevard de Strasbourg. "Ça laisse de la place aux passants, aux mamans avec leurs poussettes ou aux personnes handicapées. Cela oblige à une certaine discipline", soulignent Ilia et Ida, les deux vendeuses de la boutique. Disposées jusqu'à trois mètres de la devanture, les quinze tables et trente chaises prennent place dans l'espace ainsi défini sans qu'un pied ne dépasse.

"Si c'est fait en concertation avec les commerçants et dans le sens de l'intérêt commun, c'est une bonne chose, analyse de son côté Jean-Marie Cadieu, président des cafetiers à l'Umih 31 (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie) qui prône le dialogue entre la collectivité et les restaurateurs. Car d'un point de vue économique, une terrasse, c'est primordial surtout dans une ville comme Toulouse où vous travaillez dehors quatre mois de l'année!"


Le service METRONEWS

Tout
TF1 Info