Les Toulousains à l'heure de la vidéosurveillance

Le service METRONEWS
Publié le 5 septembre 2014 à 14h59
Les Toulousains à l'heure de la vidéosurveillance

SECURITE – D'ici à quelques mois, les caméras de vidéo-protection seront installées dans le quartier du centre-ville régulièrement cité dans des affaires de trafic divers. Avant de valider les lieux d'implantation, la municipalité a organisé un débat sur le sujet.

Un premier débat sur le thème de la vidéosurveillance à Toulouse. La salle Castelbou à Arnaud Bernard avait fait le plein jeudi soir : près de 150 personnes s'étaient déplacées pour assister à la réunion publique pour évoquer la prochaine installation des caméras de vidéoprotection dans le quartier du centre-ville, une promesse phare de la campagne du candidat Moudenc .

"D'ici à quelques mois, six caméras devraient être installées", annonce d'emblée Olivier Arsac l'adjoint à la Sécurité. "Cela va avoir un effet dissuasif sur la délinquance", ajoute l'élu qui promet de viser les trafics en tout genre qui sévissent sur la place et les rues principales. L'accueil a été mitigé.

Les habitants partagés sur le dispositif

Favorables au nouveau dispositif, Dominique et Anne-Marie, deux habitants du quartier depuis 25 ans, craignent que " cela repousse les problèmes dans les rues adjacentes. Et puis même si les caméras permettent l'arrestation de dealers, la semaine d'après les policiers les auront relâchés. Ils seront à nouveau dehors ! "

Les organisateurs font circuler le micro dans l'assistance. Les discussions sont vives, souvent passionnées. "Pourquoi ne pas essayer, au point où on en est", lance Gisèle un brin dépitée. Rires dans la salle. Romain se lève et calmement affirme son opposition au dispositif. "Partout où ça a été installé, à Nice ou à Lyon, ça n'a pas marché et en plus ça bouffe du fric. Avec 46% de chômage chez les jeunes il y a d'autres priorités."

Quelques applaudissements fusent dans la salle. Pendant ce temps Anne-Marie dodeline de la tête mécontente. "Le chômage n'a rien à voir avec le thème de ce soir." "On sait que tout le monde n'est pas favorable aux caméras, mais c'est un choix politique on l'avait annoncé", justifie Julie Escudier qui espère que les premières implantations auront lieu d'ici à la fin de l'année.


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