L’inquiétante prolifération de sangliers dans le Parc national des calanques

Le service METRONEWS
Publié le 7 juillet 2014 à 12h24

ENVIRONNEMENT – Une jeune randonneuse de 24 ans a été mordue par un sanglier dimanche après-midi à proximité du campus de Luminy de Marseille. Une mésaventure qui risque de se reproduire selon la fédération des chasseurs.

Elle y réfléchira à deux fois avant de nourrir des petits sangliers. Attendrie par la présence de ces animaux en bordure d’un parking au campus de Luminy, une jeune randonneuse de 24 ans a vécu dimanche après-midi une mésaventure pour le moins insolite.

Alors qu’elle donnait à manger aux marcassins, leur mère, une laie, a chargé la vacancière venue de Montpellier avant de la mordre à l’avant-bras, précise le bataillon des marins-pompiers. Emmenée à l’hôpital de la Conception, la jeune femme a été hospitalisée pour faire soigner ses blessures.

Une attaque rare dans ce secteur dans la périphérie de Marseille, mais qui ne doit rien au hasard selon Daniel Franchi, le président de la Société provençale des chasseurs réunis (SPCR). “Après la période de reproduction, les laies sont très agressives. Il ne faut pas s’en approcher car elles protègent leurs petits”, prévient-il.

Une prolifération de sangliers dans les calanques

Déjà attaqué par un sanglier lors d’une partie de chasse, Daniel Franchi rappelle aussi que les périodes de rut peuvent être dangereuses, car “ce sont des animaux qui protègent leur territoire”. Des mésaventures qui risquent pourtant de se multiplier près de Marseille, craint le chasseur. “Il y a des sangliers partout, dans les calanques, depuis la création du parc national ”, indique-t-il.

Selon lui, le périmètre de chasse a été réduit de près de 2 000 hectares à cause de la nouvelle structure et aucune battue n’a été menée dans certains secteurs depuis près de deux ans. “C’est difficile à évaluer, mais il doit y avoir plusieurs centaines de sangliers dans les calanques, sachant qu’une laie a de 4 à 8 marcassins dans une portée”, estime-t-il.

Seul moyen de limiter cette prolifération : “Il faut organiser des battues dans les zones protégées du parc national, car les sangliers s’y réfugient lors de l’ouverture de la chasse en août”, conseille le président de la SPCR. Une demande en ce sens a été adressée aux responsables du parc. Histoire d’éviter que des randonneurs soient mordus par des sangliers.


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