L’Université de Nantes veut bichonner ses étudiants

Sibylle Laurent
Publié le 9 septembre 2014 à 17h00
L’Université de Nantes veut bichonner ses étudiants

EDUCATION – Les effectifs sont en hausse de 3% pour la rentrée 2014. Pour continuer à attirer, l’Université veut se focaliser sur l’étudiant, en ciblant au mieux l’offre de formation, et développant des dispositifs d’assistance

Un paradoxe ? L’université de Nantes a fait le point mardi sur ses projets pour l’année à venir. Avec une volonté forte, alors que ses effectifs (35 000 étudiants) sont en hausse de 3%. "Il faut proposer de plus en plus aux étudiants du service sur-mesure", suggère Olivier Laboux, président.

Le même jour, le magazine L’Etudiant publie son palmarès 2014 des villes les plus attractives : Nantes y perd trois places, dégringolant à la 7e place du classement. En cause, le logement, trop cher, mais aussi le rayonnement à l’international. Pour autant, Olivier Laboux incite à "prendre du recul" vis-à-vis de ce type de classement, basé sur "du déclaratif". Il préfère la démonstration par les faits.

"Développement du lien social et de la solidarité"

Et la recette nantaise est simple : développer une offre de formation toujours plus "adaptée aux enjeux de demain", en partenariat avec les acteurs économiques du territoire. En cette rentrée 2014, voit ainsi le jour une nouvelle filière mêlant design et usages numériques, entièrement dédiée aux objets connectés, montée avec Polytech’Nantes, ou encore l’école de design de Nantes-Atlantique. Elle continue aussi à intervenir en amont en permettant aux lycéens, avec le dispositif de Vis ma vie, de venir découvrir le campus. "L’an dernier, les jeunes étaient 13% de plus à venir, et, à l'issue de leur visite, 85% d’entre eux ont choisi la filière universitaire." Mais l’attention est aussi portée au "développement du lien social et de la solidarité", via les 167 associations (12 de plus qu’en 2013) qui font de la Cité des ducs la deuxième mieux pourvue en la matière.

L'autre cheval de bataille est le positionnement à l’international – l'un des points faibles de Nantes d'après le classement de l’Etudiant . "D’ici à dix ans, nous voulons devenir l’une des meilleures universités française interdisciplinaire au niveau mondial. Cela passe par l’internationalisation de notre recherche", affiche Gwenaele Proutière, vice-présidente en charge des relations internationales. L’université dispose pour cela d’atouts prometteurs sur lesquels elle entend bien s’appuyer : elle est la 2e en France pour la mobilité Erasmus (1 214 départs à l’étranger en 2012-2013), accueille plus de 4 000 étudiants internationaux (10% des effectifs), a développé des partenariats de pointe (avec Tokyo, au Japon, ou Laval au Québec). Les points forts de la ville concernent notamment les dispositifs permettant d'accueillir les étrangers (guichet unique, tuteurs dans les cités U) ou pour aider ceux qui veulent partir (cours de langues gratuits, référents au sein des enseignants…). La bonne réputation, ça se soigne !


Sibylle Laurent

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