Lyon : passé à tabac par des chauffeurs de taxi pour avoir évoqué UberPOP ?

Le service METRONEWS
Publié le 23 juin 2015 à 16h40
Lyon : passé à tabac par des chauffeurs de taxi pour avoir évoqué UberPOP ?

FAIT DIVERS – L'agression s'est produite dans la nuit samedi à dimanche à Lyon. Un homme de 26 ans aurait été frappé au visage à coups de poing par des chauffeurs de taxi après avoir fait savoir à l'un d'entre eux qui refusait de le transporter qu'il allait faire appel à un autre véhicule via "UberPOP".

Au départ, il voulait simplement prendre un taxi. Dans la nuit de samedi à dimanche dans le IIe arrondissement de Lyon, Alexandre aperçoit un véhicule avec une lumière verte, synonyme de voiture libre. Mais le chauffeur lui explique qu'il est en grève et refuse de transporter le jeune homme de 26 ans.

"Je lui demande alors pourquoi il n'a pas éteint sa lumière. Il m'insulte en me disant que ce n'est pas mes affaires, confie Alexandre, qui habite Paris, à BFMTV. Et là, j'ai eu le tort de lui répondre 'pas étonnant que de plus en plus d'utilisateurs se tournent vers Uber !'. Le ton est monté, puis cela s'est calmé." Le client éconduit poursuit alors son chemin mais aurait été rapidement pris à partie, une centaine de mètres plus loin, rue Hrant-Dink.

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Fractures et risque de paralysie

"Je sens quelqu'un qui m'attrape par l'épaule, je me retourne et je prends plusieurs coups au visage de la part, je pense, de différentes personnes. Je tombe au sol et mes amis essaient de me protéger." Gravement blessé, Alexandre affirme sur sa page Facebook avoir "le nez et le sinus maxillaire fracturés", et précise qu'il "risque une paralysie de la partie gauche de son visage". La police lyonnaise indique que la victime doit subir 21 jours d'ITT et qu'une enquête a été ouverte. Reste à démontrer que ce sont bien des chauffeurs de taxi qui ont agressé le jeune homme.

La semaine dernière, le préfet du Rhône, Michel Delpuech, a pris un arrêté interdisant l'application UberPOP dans le département par souci d'éviter "les risques de trouble à l'ordre public", mais aussi pour assurer la sécurité des personnes transportées via ce service, alors que "la qualification et la formation des conducteurs ne sont pas garanties". Enfin, les organisations de taxis appellent à des rassemblements le 25 juin devant les aéroports et les gares des grandes villes de France, notamment à Lyon, pour protester contre les applications mobiles de type UberPOP.

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