Lyon-Saint-Exupéry veut devenir le deuxième aéroport français

Le service METRONEWS
Publié le 12 décembre 2014 à 16h10
Lyon-Saint-Exupéry veut devenir le deuxième aéroport français
L'essentiel

AERONAUTIQUE - Avec la pose de la première de son futur terminal 1, l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry espère attirer 15 millions de passagers d'ici 2035. Un objectif qui le propulserait à la deuxième place des aéroports français.

180 millions d'euros pour 70 000m2. Des chiffres qui peuvent donner le vertige. L'aéroport Lyon-Saint-Exupéry vise le podium. D'ici 2035, l'établissement espère atterrir à la deuxième place des aéroports français en terme de fréquentation. Et pour tenir sa promesse, "St Ex" est prêt à se retrousser les manches: avec la pose ce vendredi 12 décembre de la première pierre de son futur terminal 1. Un chantier de 180 millions d'euros destiné à faire sortir de terre l'édifice d'ici 2016. Cette surface de 70 000m2 devrait permettre à l'aéroport lyonnais de "doubler les capacités d'accueil, avec 15 millions de passagers".

L'occasion de devenir dans les "20 ans à venir, la seconde porte d'entrée aéroportuaire de France, à l'horizon 2035", d'après le président du directoire d'Aéroports de Lyon, Philippe Bernand. Et pour transformer le site lyonnais en véritable "hub à l'échelle européenne", l'établissement compte aussi sur l'essor du low cost:" l'extension du terminal 1 vise à accroître d'ici 2020, de 25 à 40% les parts de marché des compagnies à bas coûts qui domineront le court et moyen courrier en Europe", précise Philippe Bernand dans un communiqué publié ce vendredi par l'AFP.

Le trio gagnant?

Pour relever ce défi, l'établissement réclame "l'ouverture des droits de trafic", comme l'augmentation de "50 à 60 000 offres de sièges en plus à Emirates", opérant cinq vols hebdomadaires entre Lyon et Dubaï. D'autant que Saint Exupéry se prépare à sa privatisation qui devrait figurer dans le projet de loi "pour l'activité et l'égalité des chances économiques" présenté à la mi-décembre.

Pour certains, comme Yves Crozet, membre du Laboratoire d'économie des transports, le challenge lyonnais aura du mal à décoller: "ce n'est pas la peine de rêver un jour qu'on va faire de Lyon un hub mondial", estime l'expert. "A 150 km vous avez l'aéroport de Genève, qui fait 12 millions de passagers. Vous avez ensuite Paris avec un TGV qui y va directement". La guerre aérienne est déclarée.


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