Marseille : face à la pénurie de profs, Lacordaire appelle à l'aide

Le service METRONEWS
Publié le 15 septembre 2014 à 12h16
Marseille : face à la pénurie de profs, Lacordaire appelle à l'aide

EDUCATION - Le directeur d'un des établissements les mieux côtés attire l'attention sur le manque de profs. Il explique avoir bouclé ses effectifs in extremis et parle d'une véritable crise au sein de l'enseignement.

Alors que de nombreuses écoles primaires connaissent des débuts mouvementés dans la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, les chefs d'établissement doivent gérer un autre casse-tête : le manque d'enseignants. Une situation qui refait surface à chaque rentrée.

Ainsi, selon nos confrères de La Provence, le directeur de l'école privée catholique Lacordaire, un établissement réputé de Marseille, veut attirer l'attention de l'Education nationale sur cette situation alarmante. Pierre-Jean Collomb explique être parvenu à boucler son effectif seulement deux jours avant la rentrée : "Nous sommes obligés de réfléchir à d'autres solutions comme mutualiser nos enseignants ou développer l'e-learning, c'est-à-dire l'enseignement à distance. Et sans aller jusqu'à passer des petites annonces, nous sensibilisons nos professeurs et les parents pour qu'ils nous indiquent si des gens dans leur entourage sont susceptibles de se porter candidat." Sur les 22 000 postes répartis entre le primaire et le secondaire, 7 000 ne sont toujours pas pourvus.

Un métier déconsidéré

Pour expliquer cette crise de vocations, le directeur de Lacordaire avance, toujours dans La Provence deux facteurs. D'abord la durée des études, "qui refroidit les gens" : "Pour être enseignant, il faut un Master 2, plus une année de concours et encore une année de stage, soit six à sept ans d'études pour des rémunérations qui restent très peu attractives."

Autre écueil selon lui : le métier fait fuir. "L'image qui a été donnée des enseignants ces derniers temps est très mauvaise. On a trop mis l'accent sur ce qui n'allait pas, en insistant sur le fait que c'était un métier difficile, alors que la plupart de ceux qui l'exercent sont heureux et travaillent dans de bonnes conditions." A noter que les mathématiques et les lettres sont les matières où les profs font le plus cruellement défaut. Seule la moitié des postes disponibles en maths ont été pourvus.


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