Nantes : l'amant monte un faux rapt pour escroquer son amie

Sibylle Laurent
Publié le 26 octobre 2014 à 16h58
Nantes : l'amant monte un faux rapt pour escroquer son amie

FAIT-DIVERS – Train raté, rapt, demande de rançon… Un trentenaire et un complice ont multiplié les combines pour escroquer une femme rencontrée sur Internet… Mais ils ont sans doute poussé le bouchon un peu loin.

L’amour rend-il aveugle? Peut-être… En tout cas, au moins un certain temps. Une Nantaise de 39 ans a voulu croire à la belle histoire, quand elle rencontre sur un site Internet un bel homme de 32 ans, aux airs d’aventurier. Quitte à être au fond peut-être un peu trop naïve. Mais sur le Web, les entretiens se passent suffisamment bien pour qu’elle ait envie de le voir en vrai… Jusque-là, rien d'anormal.

Mais, dès le début, l’amoureux est un malchanceux : il rate son train pour venir la voir, et lui demande 300 euros par mandat pour pouvoir acheter un autre billet… Elle lui envoie l’argent.

L'amant et l'ami se font enlever

Un peu plus tard, autre mésaventure, de taille cette fois. Un jeune homme vient voir la femme, lui annonce que son ami a été "kidnappé près du palais des Congrès, alors qu'il buvait tranquillement un café", rapporte Ouest-France . Pour le délivrer, une seule solution : verser 1.200 euros. Cette fois-ci, la pilule est de taille, mais elle l’avale. Sauf qu’elle n’a pas à sa disposition une telle somme. Elle donne donc ce qu’elle a : 600 euros.

Mais la jeune femme n’en a pas fini. Car cet intermédiaire venu chercher la rançon lui envoie un texto : lui aussi s’est fait enlever. Et pour les libérer, la rançon est cette fois-ci de 2.000 euros. L’adage dit que plus c’est gros, mieux ça passe, mais la Nantaise a tout de même trouvé là les limites de ses sentiments. Se doutant d’une arnaque, elle s'est rendue vendredi dernier au commissariat.

Les policiers vont à sa place remettre la rançon, rue Fouré à Nantes. Et avec des menottes! Sur les lieux, ils arrêtent le négociateur et son complice, âgé d’une trentaine d’années. Ils avaient en fait donné de faux noms, et étaient habitués à ce genre de combine : l’un avait déjà été arrêté pour violence et enlèvement. Ils seront jugés en avril prochain et ont été placés en maison d’arrêt.


Sibylle Laurent

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